Pour amener les jeunes à développer leur milieu Des opportunités d’insertion créées par le ministère des Maliens de l’Extérieur

Dans le cadre du projet d’appui aux initiatives de prévention et de lutte contre la migration irrégulière  » Palmi « , le ministère des Maliens de l’Extérieur,  en collaboration avec les ambassades des Royaumes des Pays – bas et du Danemark, a organisé une conférence de sensibilisation de la jeunesse autour de la problématique migratoire. Une centaine de jeunes ont pris part à la rencontre, hier, au Mémorial Modibo Kéita afin d’être sensibilisés et informés  sur les dangers et risques de la migration irrégulière.  De janvier à juillet 2019, environ 500 personnes ont été rapatriées contre 3771 jeunes qui ont perdu la vie dans les eaux de la Méditerranée.

 

La migration est un processus de développement bien connu. Elle est au cœur de la fécondation de la culture universelle, un facteur de rapprochement, d’enrichissement mutuel et de développement. Aujourd’hui, la pratique est devenue une véritable tragédie par les pertes nombreuses de vies humaines.

En effet, la migration irrégulière est une réalité au Mali. Elle touche les bras valides du pays, mais également les couches  les plus vulnérables que sont  les femmes et les enfants qui sont également devenus des acteurs de cette pratique. Les statistiques des drames  de la migration irrégulière en disent long sur la dangerosité de cette pratique.

Selon la Secrétaire générale du ministère des Maliens de l’Extérieur, Tangara Néma Guindo, les enquêtes montrent que 3.771 africains, tous jeunes, sont décédés, en 2015, dans la Méditerranée. En 2016, 5000 ont été refoulés en contre 3139 en 2017, 2260 en 2018 contre plus de 500 depuis le début de l’année 2019.

Les Maliens, malheureusement, n’échappent pas à ces refoulements et rapatriements. En 2015, le Mali a enregistré 376 décès dans les eaux de la Méditerranée. Les expulsions et le rapatriement d’urgence des Maliens en situation de détresse ont amplifié de 2013 à 2018.

Egalement, 8376 ont été rapatriés à travers le monde vers le Mali. Toute chose qui a coûté plus de 600 millions de FCFA à l’Etat. Pour répondre à ces nombreux défis, Tangara Néma Guindo précise que le gouvernement et ses partenaires sont fortement engagés dans la mise en œuvre d’actions concrètes dans le domaine de l’insertion et de la réintégration des migrants de retour,  d’une part, et, d’autre part, dans la fixation des jeunes dans leurs localités d’origine à travers la création d’emplois.  Elle a ainsi indiqué que, du 1er janvier au 8 juillet dernier, le ministère des Maliens de l’Extérieur a dépensé 479 millions de FCFA sur les 950 millions reçus sur le filet social dans les rapatriements.  » Pour mieux gérer la migration, il est de toute évidence que nos actions communes doivent alterner entre la mise en œuvre de mesures préventives comme la sensibilisation et la mise en place de perspectives d’insertion de jeunes. Il ne s’agit nullement pas d’arrêter  la migration, mais plutôt de l’organiser afin de sauver des vies », a-t-elle expliqué, avant d’exhorter les jeunes à renoncer à la migration irrégulière et de s’inscrire dans les initiatives engagées par l’Etat et ses partenaires.

Au nom des partenaires, le Conseiller politique de l’Ambassade des Pays-bas, M. Alexandre soulignera que la migration irrégulière ne garantit pas un avenir meilleur. A cet effet, il en a appelé au sens de la responsabilité des jeunes  et les a invités à  être innovants pour pouvoir initier une activité, un métier qui leur permettra de jouir pleinement de la vie, d’où l’idée  de créer le projet Palmi.

A noter que le projet intervient dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Tombouctou et le District de Bamako

F.MT.K

Source: l’Indépendant

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