Pour améliorer le niveau d’apprentissage des élèves sourds- muets Un manuel pédagogique uniforme en langue des signes pour les écoles

Une quarantaine d’enseignants venant des écoles des sourds- muets du Mali était en conclave hier au centre national d’appui à la promotion de l’économie et du développement social (CNPES). Il s’agit, à travers cet atelier,  d’élaboration de pratique pédagogique des écoles pour sourds du Mali, d’élaborer un manuel pédagogique uniforme en langue des signes pour toutes les écoles sourds- muets du Mali. Une initiative de l’association malienne des interprètes en langue des signes (AMILS) dirigé par Moussa Kéita pour améliorer le niveau d’apprentissage des élèves sourds.

 

Dans le but de redynamiser le fonctionnement des écoles de sourds muets, renforcer et consolider les acquis obtenus durant de nombreuses années, l’association malienne à juger utile de regrouper tous les acteurs travaillant dans le milieu de l’éducation spéciale  autour d’un manuel uniforme en langue des signes.

Ce manuel d’harmonisation va permettre de lever certains obstacles, améliorer la qualité des cours dispensés, faciliter la communication entre élèves et enseignants tout en rehaussant le niveau scolaire des élèves sourds du Mali.

En effet, il ressort d’une étude de la direction nationale du développement social  et de la fédération malienne des associations et personnes handicapées du Mali (Femaph) que 1.16.000 sont atteintes d’handicap, soit 10% de la population et 4% serait porteur de handicap auditif. 0,20% de ces déficients auditifs fréquentent un établissement scolaire.

En effet, malgré l’existence de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et sa ratification par le Mali, les personnes handicapées en générale et celles ayant une déficience auditive en particule, font face à beaucoup d’obstacles liés à leurs cursus scolaires.

Il s’agit notamment du manque d’enseignants qualifiés en langue de signe ; le système de formation des élèves maitres ne prennent pas en compte la spécificité des élèves sourds- muets ; les programmes scolaires non adaptés et les difficultés d’orientation des élèves sourds détenteurs du DEF à cause de leur âge avancé.

Ainsi, les constats ont montré que élèves sourds- muets  sont victimes de discrimination et n’ont pas la possibilité de poursuivre les études jusqu’aux niveaux supérieur. 90% de ces élèves non orientés sont frappés par la limite d’âge, donc, ne sont pas orientés dans les filières d’apprentissage de métiers. De ce lot, 70% se retrouvent sans emploi et sans possibilité d’exercer une activité génératrice de revenu.

Aujourd’hui, les écoles pour sourds- muets au Mali sont au nombre de 9 pour 69 élèves. C’est seulement 3% de ces enseignants qui arrivent à communiquer convenablement avec les élèves en langue des signes.

Pour Mme Sinaba Fatoumata Camara de la Femaph, les sourds ne seront réellement intégrés dans la société majoritairement  entendent que lorsque la langue des signes sera effectivement prise en compte dans la communication.

Cela contribuera à la formation des sourds, mais aussi à la formation des professionnels compétents à l’usage de cette langue.

Elle explique que la surdité induit un handicap de communication et seulement avec les personnes intendantes. Pourtant, ils ne sont pas handicapés entre eux puisqu’ils ont avec la langue des signes un langage pleinement efficace qui leur laisse tout dire avec le degré de finesse de finesse nécessaire.

F.Mah Thiam KONE

Source: l’Indépendant

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