Police nationale : Quand le directeur général Hamidou Kansaye fait régner la terreur

Rien ne va plus au sein de la police nationale. Il nous revient de sources dignes de foi que la police nationale traverse une crise profonde dans son fonctionnement. L’arrivée à la tête de la direction nationale de la police de Hamidou Kansaye a enfoncé davantage le secteur. Selon nos sources, il maintient ses hommes dans l’impossibilité de remplir convenablement leur mission. Car , précise notre source, à cause d’une simple formulation de demande de dotation en carburant pour permettre à ses éléments de faire des patrouilles, l’ex- commissaire du neuvième arrondissement, M. Sylla, a été injustement relevé de son poste. Depuis lors, aucun commissaire dans le district de Bamako n’a eu encore  l’audace de soulever le problème par peur d’être victime d’une injustice qui ne dit pas son nom. Alors que l’entretien d’un ministre de la république  en termes de dotation en carburant est plus couteux que la dotation d’un commissariat. L’amélioration des conditions de vie et de travail des policiers maliens est le cadet des soucis du DG Hamidou Kansaye. Notre source révèle également que depuis plus de cinq ans, il n’y a plus d’avancement de grade dans la police nationale. Par le passé et conformément aux textes, chaque fin d’année  était consacrée à l’adoption des mesures d’avancement  pouvant permettre aux agents d’avoir des retombées financières. Ce problème est jeté dans le tiroir et personne n’en parle.

hamidou Kansaye directeur general dg police nationale

COLLABORATION INSTITUTIONNELLE

Le nouveau bureau du CESC chez les députés

Une forte délégation du nouveau bureau du Conseil économique social et culturel, (Cesc) conduite par son Président, Boulkassoum Haïdara, sera reçue aujourd’hui par le président de l’Assemblée nationale. Cette visite de courtoisie intervient après celle du Premier ministre. Elle vise à renforcer la collaboration entre les institutions de la République. Elle rentre dans le cadre des actions du nouveau Président du Cesc qui consistent à insuffler une nouvelle dynamique à l’institution et de rendre plus visibles ses actions. Le Cesc, se veut, faut-il le rappeler, porte-parole de la volonté et des aspirations du peuple auprès des plus hautes autorités.

 

CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET CULTUREL

Les nouveaux conseillers investissent le terrain

A peine installés, les nouveaux membres du Conseil économique social et culturel (Cesc) investissent le terrain. Ils sont en mission dans toutes les régions du Mali. L’objectif de cette mission rentre dans le cadre de leurs attributions régaliennes de collecte et d’élaboration du recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile avec des orientations et des propositions, à l’attention du Président de la République, de l’Assemblée nationale et du Gouvernement. Un autre objectif de cette mission s’explique par le fait qu’un constat fait ressortir qu’après deux décennies d’existence, le Cesc accuse un déficit de visibilité et de lisibilité causé par plusieurs facteurs dont, essentiellement, l’inexistence d’une politique ou d’un plan de communication et la faiblesse du budget alloué à la communication. Toute chose que le nouveau bureau élu s’engage à corriger et les missions actuelles à l’intérieur du pays en sont une illustration parfaite. Pour les conseillers qui sillonneront les régions de Tombouctou et de Gao, c’est la Minusma qui est en charge de leur transport pour qu’ils puissent aller à l’écoute des populations.

FACE A L’INSECURITE GRANDISSANTE A GOUNDAM

Les populations décidées à prendre leur destin en main

Victime de plusieurs attaques la semaine dernière, la ville de Goundam est depuis la fin de l’occupation des narcoterroristes en proie à un banditisme résiduel qui ne dit pas son nom. Les forains sont attaqués et dépouillés de leurs biens à longueur de journée. De pauvres bergers et autres petits paysans sont froidement assassinés au vu et au su des forces Onusiennes présentes dans la ville. Une situation qui crée des frustrations au sein des populations. Elles ont l’impression d’être abandonnées à elles-mêmes. Ainsi, après l’attaque de la semaine dernière, qui s’est soldée par la mort de deux officiers et d’un civil, les populations ont décidé de ne plus rester les bras croisés. Selon un leader de jeunesse dont nous tairons le nom, si l’Etat est incapable de les sécuriser, ils vont prendre leur destin en main. Car il est inadmissible que les populations continuent de vivre dans la peur et à la merci des bandits armés. Notre interlocuteur ne nous a pas dit comment ils comptent procéder, mais tout laisse à croire que les jeunes vont mettre en place des milices d’autodéfense et de brigades de vigilance. A suivre.

 

AFFAIRE DES SURFACTURATIONS SUR LES EQUIPEMENTS MILITAIRES

Plus de 200 millions F Cfa payés par l’Etat à la société Guo-star

Du nouveau dans l’affaire des surfacturations sur les équipements militaires, qui a fait couler autant d’encre que de salive. Malgré l’annulation des marchés avec les sociétés bénéficiaires desdits contrats, l’Etat malien vient de payer plus  de 200 millions de nos francs à la société Guo Star, via le trésor public. Pour quelle raison ? C’est la question que se pose bon nombre de Maliens, qui n’ont rien compris à ce revirement de situation. A titre de rappel, il s’agissait d’un  marché attribué à la société Guo Star pour un montant de 69 milliards. L’obligation contractuelle de cette société consistait  à fournir au ministère de la défense et des Anciens combattants des équipements et pièces de rechange. Mais l’affaire a défrayé la chronique lorsque le FMI, le bureau du vérificateur général ont décelé des incohérences criardes dans la procédure de passation de ces marchés.

L’Etat malien s’est engagé auprès du FMI à annuler les contrats passés, ce qu’il aurait fait réellement, mais bizarrement il vient de payer plus de 200 millions à la même société. Qu’en est-il réellement ?  Nous y reviendrons.

 

DIFFUSION DU FEUILLETON « LA FILLE DU MAIRE » SUR L’ORTM

Le ministre de la promotion de la femme s’y oppose

C’est  a la fois ironique et navrant de voir la ministre en charge de la famille manquer d’objectivité et de déontologie au point de vouloir faire interdire la diffusion sur l’Ortm d’un feuilleton théâtral dénommé la «fille du maire» au mépris flagrant de notre chère démocratie. La ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a tenté une mesure désespérée, voire ridicule de vouloir censurer, par le biais de personnes à ses ordres, la série théâtrale en faisant une descente jusque dans la salle de visionnage de l’Ortm. L’œuvre en cause est une satire, qui, bien que dédiée à la promotion de la femme, n’a visiblement pas du tout plu au ministre. Elle a tout simplement demandé au directeur de l’Ortm, via une lettre adressée à ce dernier le 23 avril dernier, le retrait pur et simple de la pièce, et cela au mépris de la voie hiérarchique. Faut-il croire que notre ministre, doyenne, est dépassée ou mal conseillée au point de fouler aux pieds les principes de la liberté d’expression de notre pays ? Une date qui fera sans doute tache dans sa carrière de ministre. Elle ferait mieux de s’occuper des vrais problèmes des enfants défavorisés de notre pays en ces temps de crise que de jouer les dictatrices endimanchées…

 

GUERRE  AU YEMEN

Macky sall envoie 2100 soldats

Le conflit yéménite actuel est généralement interprété comme une guerre par procuration entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Pourtant, les racines de cette opposition sont beaucoup plus anciennes et puisent dans une fracture plurimillénaire interne à la péninsule arabique entre la riche civilisation agricole des hauts plateaux yéménites et les espaces désertiques du nord, territoires des bédouins.

Le pays de la Terranga, pour la 2ème fois de son histoire, après la guerre du golfe en 1990, décide d’envoyer 2000 militaires, commandos, parachutistes et blindés, à la frontière entre l’Arabie Saoudite et le Yémen pour appuyer l’ »Opération Tempête décisive », répondant ainsi favorablement à une requête de Ryad.  La nouvelle fut annoncée lundi 04 Mai 2015 par le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye,  devant l’Assemblée nationale.  Les « Diambars » (vaillants guerriers en Wolof) vont rejoindre la grande coalition lancée le 25 mars dernier et forte d’une dizaine de pays dirigés par Ryad. Selon M. Mankeur, cette coalition a pour objectif de remettre au pouvoir, le président yéménite Abd Rabo Mansour Hadi, renversé par les rebelles chiites.

 

TRAFIC DE PLAQUES MINERALOGIQUES ET CARTES GRISES

Des gendarmes et des gardes aux arrêts

Accusés de trafic de plaques minéralogiques et de cartes grises appartenant à l’Etat, plusieurs gendarmes et gardes sont aux arrêts, apprend-on. En effet, l’opération de contrôle et de saisie des véhicules non immatriculés a donné lieu à un autre phénomène, celui des fausses plaques et de fausses cartes grises. C’est un vaste réseau de fossoyeurs que les services secrets du pays viennent de mettre hors d’état de nuire. En réalité, ces fossoyeurs sont  des porteurs d’uniformes, principalement des gendarmes et des gardes, qui auraient subtilisé frauduleusement des plaques et des cartes grises parmi celles réservées aux services de renseignements pour les revendre aux plus offrants. Tout serait parti des limiers qui ont constaté en circulation une série de numéros réservés spécialement pour les services secrets. Des enquêtes approfondies ont permis de comprendre la source du problème.

Des individus utiliseraient indûment des plaques et cartes grises initialement réservées aux services secrets maliens (Dgse). Au niveau des services secrets, ces séries de numéros sont utilisées pour des opérations spéciales. Pour le moment, on ignore la durée du trafic et le nombre de plaques volées. Une chose est sûre, plusieurs éléments de la gendarmerie et de la Garde Nationale sont impliqués dans ce trafic et sont actuellement à la disposition des services secrets. Parmi eux, il y aurait des proches de l’actuel ministre de la Sécurité, Général Sada Samaké. A suivre.

 

MENINGITE

Accentuer la vigilance pour éviter tout risque

Notre voisin, le Niger, connaît actuellement une épidémie de méningite. Et, comme le dit-on, le risque zéro n’est point à inclure ! D’où la responsabilité qui incombe à nos services à rester vigilants pour éviter l’introduction de la maladie dans notre pays.

Le Niger ne disposerait pas d’assez de doses de vaccins pour faire face à l’épidémie (source Journal du Mali.com). A Niamey la capitale, la maladie aurait fait plus de ravage avec 900 cas signalés. La méningite est réputée très contagieuse, elle se manifeste par  une forte température, de violents maux de tête, des vomissements et une raideur du cou. Aussi, il devient impérieux que les services sanitaires de notre pays prennent des mesures idoines pour prévenir d’éventuels cas sur notre sol. Notre pays est reputé pour son hospitalité légendaire, ce qui expliquerait  peut-être les va et vient incessants dans nos frontières sans grandes contraintes de contrôles sanitaires. Surtout que l’épisode de la fièvre à virus Ebola semble, très vite, oubliée par les populations. Pour éviter toute mauvaise surprise, il serait judicieux que campagne soit battue dans les jours à venir autour de la méningite, afin de   prévenir la maladie à travers la vaccination, surtout chez les enfants.

 

Source: Le Prétoire

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