Polémique autour d’un espace « vert » à Sogoniko : La mairie donne des précisions

La mairie de la commune VI du district de Bamako a animé un point de presse au sein de la mairie, le mardi 1er septembre 2020. L’objectif était de donner des précisions sur l’épineuse question de « Sômotou », un espace vert que la jeunesse revendique contre vents et marées. Le maire Bocar Keita et ses conseillers ont précisé lors de cette rencontre que l’espace « Sômotou » appartient à M. Tounkara, une personne privée qui détient le titre foncier (TF).

Sujet polémique depuis un bon moment à Sogoniko, la mairie de la commune VI du district de Bamako est sortie de son silence après beaucoup de démarches pour raisonner la population concernant cet espace communément appelé « Sômotou ».

Les responsables de cette collectivité territoriale de Bamako ont tout d’abord reconnu les erreurs qui furent les leurs concernant cette affaire, notamment ne pas comprendre au début, la propriété privée de cet espace. Une incompréhension qui avait conduit la mairie à se dresser, tout comme la population, contre le changement de vocation dudit espace comme voulu par le propriétaire, notamment le changement de l’habitation en lieu de commerce.

Selon eux, c’est après la saisie du gouvernorat du district que la mairie a compris que le propriétaire (M. Tounkara) détenait tous les documents attestant sa propriété légale absolue sur l’espace litigieux, notamment, le titre foncier en date de 2003 (TF : N° 1278/CVI du district de Bamako), l’arrêt de l’annulation de la cour suprême et du décret qui confère à l’espace la vocation de « espace vert » et de l’opposition de la mairie de changer l’habitation en lieu de commerce. Des décisions de justice que ni la mairie ni aucune autre autorité ne peut rien faire contre, dans tout pays de droit : « La mairie ne fournit pas de titre foncier et ne peut pas faire un bras de fer avec une décision de justice », a précisé le maire Bocar Keita accompagné de certains de ces conseillers.

C’est pourquoi, le maire Bocar Keita a invité la jeunesse à se ressaisir pour ne pas tomber dans l’instrumentalisation de certaines personnes à des fins politiques.

Il a rappelé à la jeunesse la réponse donnée par le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales en réponse à sa correspondance concernant cette même affaire. Une réponse dans laquelle le ministre s’est aussi inscrit dans la logique de respecter la décision rendue par la justice.

De ce fait, M. Bocar Keita en appelle au sens de responsabilité de toute la population de sa commune pour reconnaitre et respecter cette propriété de M. Tounkara dont lui-même l’habite depuis plus de 50 ans, précisent : rue 104, porte 41 (Sogoniko). Une immatriculation qui désigne, selon le maire, une des toutes premières maisons de ce quartier.

Tout en rassurant qu’il n’y a aucun amalgame dans cette histoire, le maire a invité la jeunesse à accepter la réalité afin de pouvoir soutenir ce pays qui a de la peine à se remettre sur ses pieds.

Par ailleurs, le maire et ses conseillers ont saisi cette occasion pour remercier vivement le propriétaire du lieu qui a bien voulu renoncer à la poursuite de ceux qui ont profité des dernières manifestations de désobéissance civil pour aller saccagé son chantier en construction d’une valeur de près de 80 millions de franc CFA.

Après avoir appelé au calme et à la retenue, le maire a rappelé que c’est seulement unie que la population et les élus pourront faire face aux vrais défis de la société.

 Issa Djiguiba 

Source: Journal le Pays-Mali

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