Point de presse des organisations faitières de la presse : « Personne ne gagne dans la division », dixit M. Bandiougou Dante, président de l’URLTEL.

Les présidents des organisations faîtières de la presse ont organisé un point de presse ce mardi 12 janvier 2021 pour faire une restitution de leur dernière rencontre avec le gouvernement et apporter aussi un éclaircissement sur l’amalgame faite entre les cas des journalistes détenus.

 

Au cours de ce point de presse tenue dans la salle de conférence de la maison de la presse, le porte-parole des organisations faitières de la presse et non moins président de l’URTEL Bandiougou Danté, est revenu sur les sujets qui ont été au menu de l’échange avec le ministre de la communication. Il s’agit entre autres de l’interpellation extrajudiciaire d’un membre de la presse, qui depuis a été judiciairement, et de la subventionnelle annuelle dédiée à la presse qui ne tombe plus depuis 2019. Avec le ministre, il a également été question d’un allègement fiscale, notamment des exonérations au niveau de certaines taxes ou encore une baisse des frais d’internet, pour les médias afin que ceux-ci puissent supporter les difficultés provoquées par la crise sanitaire.

En attendant une suite favorable à la suite de cette rencontre avec le ministre, qui ne leur est pas encore revenu même s’il avait promis de le faire en 24h, les responsables des organisations faitières de la presse ont tenu à éclaircir les choses par rapport à la situation des journalistes détenus, notamment les cas Seydou O. Traore et Vieux Blen et celui de Ras Bath.

Les présidents des organisations faitières ont expliqué que les deux premiers ont été interpellés et incarcérés à la suite d’une plainte conformément aux règles en vigueur dans notre pays même si cela n’a pas empêché la presse d’être à leurs côtés jusqu’à nos jours. Et, le président Danté et ses collègues leaders de la presse ont réitéré leur appel au pardon et à la clémence de la part des magistrats pour que les deux journalistes puissent recouvrer au moins une liberté provisoire.

Pour le cas Ras Bath, ils ont indiqué que c’est la liberté d’expression dans sa généralité et celle de la presse en particulier qui se retrouve menacée. Car, expliquent-ils, son arrestation s’apparentait plus à un enlèvement avant sa judiciarisation, et ce, quelques heures après la publication d’une circulaire liberticide autorisant les gouverneurs, préfets et sous-préfets à contrôler les activités de la presse.

Avant de clore le point de presse, M. Danté a appelé les autorités de la transition à faire attention à des actes qui peuvent diviser les maliens. Car, ajoute-t-il, personne ne gagne dans la division. Et le fait de taxer certains de mauvais citoyens à cause de leur opinion ou à accuser des journalistes de comploteurs dans l’exercice de leur fonction, à travers des publications anonymes, sont parmi ces actes nuisibles à l’unité nationale, dont a besoin une transition, en occurrence celle du Mali.

S.Guindo, stagiaire

SourceMalijet

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