Plainte contre le président IBK : Quand une association sans crédibilité prétend parler au nom des Maliens

 

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Le mardi 1er mars 2016, les Maliens ont assisté à un spectacle inédit. Il s’agit de la mise en scène d’une association qui ne représente que l’ombre d’elle-même (Biprem),  annonçant, au cours d’une conférence de presse, avoir porté plainte contre le Président de la République pour «haute trahison ».

C’est un véritable festival des brigands auquel a assisté le peuple malien le mardi 1er mars 2016. Car, en lieu et place des associations sérieuses du pays, le Bloc d’intervention populaire pour la réunification entière du Mali (Biprem), regroupant des supporters des putschistes et des binationaux, ont osé parler au nom du peuple souverain du Mali.

Le Biprem, faut-il le rappeler, est une association qui a vu le jour pendant la transition de 2012, revendiquant aujourd’hui 300 membres environ, alors qu’il ne comptait que 3 personnes aux yeux de l’opinion publique, dont le vice-président a démissionné.  Tous, enfin presque tous les trois membres supportant la junte militaire à Kati ont tenté de forcer l’admiration du chef de l’Etat. C’est finalement  son numéro 2 qui a réussi à faire valoir ses compétences auprès de certains dignitaires du régime. Ce dernier, ayant compris que ce n’était pas sérieux, cette histoire de Biprem, a finalement démissionné.

Le numéro 1 qui avait logé son journal  chez le fils du Président de la République a été viré par ce dernier pour des raisons diverses. Il nous revient que non seulement il faisait du trafic d’influence au motif qu’il a côtoyé  IBK lors des séjours de ce dernier au Canada, mais il se montrait aussi indiscret sur certains sujets sensibles de la nation. Faut-il le rappeler, il lui arrivait de chanter sur tous les toits qu’il était pressenti ministre de la Communication dans le gouvernement Oumar Tatam Ly. Voyant ses illusions  s’envoler à son réveil, il ne s’est pas fait prier pour changer de veste. Depuis lors, il voue une haine viscérale pour le Président de la République, la famille et tout l’entourage de celui-ci.

Un intrus en manque de popularité s’est associé à cette conférence de presse de Biprem afin de faire croire que c’est une coalition qui se dresse contre le régime alors qu’il n’en est rien. Il s’agit du tristement célèbre Makan Konaté, président du moribond Copa (Collectif des patriotes) qui avait déménagé chez les putschistes, à Kati, pendant la transition.  Il a senti l’arrestation de son mentor, Amadou Haya Sanogo comme si le ciel lui tombait dessus. Il perçoit l’isolement de celui qui lui procurait la jouissance au sens propre comme au figuré comme une tentative de lui rendre la vie infernale. C’est pourquoi, il voit le  mal partout. D’où son association à l’autre déflaté de la famille présidentielle.

L’autre pédant dont nous ne voulions pas citer n’est autre qu’un conseiller occulte à la communication du général bagnard Amadou Haya Sanogo. Il avait, lui aussi, élu domicile à Kati. Il s’agit de Boukary Dicko qui n’arrive plus à assurer  la publication régulière de son journal « Mali-Demain». Et cela, depuis l’incarcération du Général Sanogo.  Naturellement, il faut être grand d’âme pour ne pas s’en prendre au régime dans une telle situation.

Voilà brièvement présentés les tristement célèbres conférenciers qui, n’ayant aucune crédibilité au plan national, ont annoncé avoir porté plainte contre le Président IBK pour «haute trahison».

Un dénigrement qui ridiculise davantage le Biprem

Dans son pamphlet, le président du Biprem impute tous les présumés scandales au Chef de l’Etat et fait croire que ce dernier n’a rien entrepris pour élucider la situation. Or, en raison du sacrosaint principe de la séparation des pouvoirs, IBK, respectueux de l’Etat de droit, a transmis les dossiers à polémique à la justice. Certains cadres cités dans les présumées malversations financières ont été entendus par les services de contrôle étatiques.  Il s’agit, entre autres, du supposé  détournement dans l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires et l’affaire dite des engrais frelatés.

La sortie dramatique de Kidal du giron malien, avec son lot de morts, aussi bien militaires que civils, due à la visite improvisée du  Premier Ministre Mara, comme l’indique son communiqué, prouve sa haine contre IBK. Car,  en sa qualité de journaliste, le président de Biprem sait qu’une commission parlementaire a été mise en place pour enquêter sur les évènements qui se sont passés à Kidal en mai 2014.

En ce qui concerne l’Accord pour la paix, le Biprem souligne malencontreusement  une incapacité du gouvernement à le mettre en application. Or, le peuple a été informé de l’identification des sites de cantonnement des   groupes armés; la rentrée des classes a eu lieu à Kidal; le gouvernement prépare une mission à Kidal. En plus, la rencontre entre la majorité, l’opposition, la Plateforme, la CMA et la société civile est un signe annonciateur de la décrispation de la situation.

Bréhima Kante, militant RPM Yorodiambougou 76 39 05 78

Source : l’indicateur du renouveau

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