Nettoyage de Bamako : l’association Coadeb en quête de moyens pour rendre propre la Commune II

Le Comité de coordination des actions pour le développement de Bagadadji (Cadeb) est en train de poser des actes concrets dans le cadre de l’assainissement de la ville de Bamako, notamment en Commune II. Après le ramassage des ordures abandonnées aux alentours des cimetières de Niaréla suite à la “casse” ou l’opération déguerpissement d’Ami Kane, le Coadeb s’attèle depuis quelques jours, au curage des caniveaux qui ceinturent lesdits cimetières.

Si cette action hautement citoyenne du Coadeb est saluée et encouragée par l’ensemble des populations de la Commune II, les responsables de l’association se trouvent confrontés à une insuffisance de moyens matériels et financiers pour atteindre leur objectif qui est de rendre propre les alentours des cimetières voire toute la Commune II.

“Après la libération des alentours du cimetière, la gouverneure du district, Ami Kane a promis de mettre tous les moyens à notre disposition pour le ramassage des ordures. Ces moyens tardent à venir, mais nous avons pu ramasser ces ordures avec les fonds propres du Coadeb et d’autres associations féminines de la Commune

II. Quand nous avons constaté l’inondation des cimetières de Niaréla, nous avons décidé de curer les caniveaux autour des cimetières, afin de les vider des eaux qui empêchent les gens d’enterrer convenablement leurs morts. Faute de moyens matériels adéquats et fianciers, nous ne pourrons pas atteindre cet objectif”, a déploré Mme Touré Djéneba Sissoko, maire déléguée de Bagadadji et vice-présidente du Coadeb.

La secrétaire général de l’association d’ajouter: “si nous sommes dotés de moyens adéquats, nous pouvons assainir toute la Commune II”.

À noter qu’à ce jour, le Coadeb a déjà investi près de 2 millions FCFA dans le nettoyage des alentours des cimetières de Niarela. Cela, sans aucun kopeck des autorités. Avec les moyens de bord, le Cadeb emploie dans le curage des caniveaux 30 jeunes qu’il paie et nourrit par jour.

Espérons que la quête du Coadeb ne tombe pas dans une oreille de sourd.

 

La rédaction 

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