Me Moctar Mariko, président de l’AMDH : Un ‘’apatride’’ à bannir du Mali

Tous les Maliens, en tout cas, ceux qui ont encore une petite graine de patriotisme dans le cœur ont été écœurés d’entendre sur RFI,  Me Moctar Mariko tirer à boulets rouges sur les Forces armées et de sécurité du Mali (les FAMas). Sans se soucier des conséquences de sa déclaration qualifiable de mensongère, sur le moral des parents des victimes militaires lâchement tués par des assassins hors la loi, l’avocat défenseur de ces énergumènes se permet de s’associer à la publication d’un soi-disant rapport relatif à des exactions commises par nos hommes. Tandis que ce sont eux qui sont lâchement tués comme des mouches, sans que cela n’émeuve personne, notamment Me Moctar Mariko et ses camarades de l’AMDH, en dépit de la signature de l’accord de paix et de réconciliation.

maitre moctar mariko avocat president association malienne droit justice homme amdh

 Il faut être un apatride pour vilipender autant sur une chaine étrangère, l’armée de son pays. Une armée qui protège les populations, leur permet de dormir tranquillement et de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Malgré peu de moyens. Au lieu que le président de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH),Me Moctar Mariko indexe ces hordes de barbares d’une autre époque, il s’en prend publiquement et sur une chaine étrangère, à nos vaillants soldats dans le seul dessein de saper leur moral afin de les décourager pour laisser le terrain libre non seulement à l’ennemi. Mais aussi l’armée française pour qu’elle opère comme en territoire conquise, des opérations clandestines. C’est vraiment grave !

L’auteur d’une telle forfaiture qualifiable d’apatridie, doit être déchu de sa nationalité et trainé derrière les barreaux pour haute trahison. C’est la même réponse que le gouvernement de Gauche, alors dirigé par Manuel Valls, avait proposé à leur compatriote en réaction aux attentats terroristes perpétrés en France par les français contre les français. Rappelons qu’avant Valls, le président Nicolas Sarkozy, alors au pouvoir, avait proposé la thérapie dans le but de débarrasser la France de ces énergumènes.

Par cette déclaration qualifiable d’outrancière contre notre vaillante armée, Me Moctar Mariko a vraiment souillé la mémoire de son organisation humanitaire. Pour rappel, l’AMDH a été le fer de lance du combat démocratique au Mali à la fin des années 80. Les hommes et les femmes qui l’ont créé étaient certes d’une autre époque, mais ils l’ont fait pour défendre des causes justes et nobles. Pas pour servir l’intérêt des causes tordues. Me Demba Diallo dit ‘’Sagoloba’’ à l’origine de cette association humaniste va certainement se retourner dans sa tombe, quand il va entendre que ses héritiers sont en train de défendre les intérêts des assassins de son armée.

 

Zoom sur la vision panafricaine de cet éminent juriste et homme politique

Me Demba Diallo s’est fait distinguer en Afrique au crépuscule de la colonisation par son courage à dire non à l’arbitraire et à l’extrémisme. Il a été parmi les cadres africains qui ont combattu le colonialisme de toute leur force. Brillant avocat qu’il était dans les années 50, il a volé au secours d’Hamed Sékou Touré, lorsque la France lui a tourné le dos sans aucune forme d’aide après l’avoir accordé de façon précipitée l’indépendance de son pays. Tout simplement, parce qu’il a appelé les Guinéens à voter NON contre la Communauté française que le Général Charles De Gaulle, président de la République française, avait proposé aux colonies francophones d’Afrique en 1958.

Cette attitude de Sékou Touré a été perçue par le Général comme un affront et une défiance à l’égard de la 5ème puissance militaire et économique au monde. C’était le crime à ne pas commettre.

C’est Me Demba Diallo comme d’autres panafricanistes convaincus, qui ont volé au secours de la Guinée de Sékou Touré et qui ont créé l’AMDH au Mali à la fin des années 80. En créant cette association humanitaire, leur objectif n’était pas défendre des terroristes assassins de son armée, mais un peuple qui avait soif de Justice et de Liberté.A l’époque, l’AMDH s’était associée à tous les mouvements, y compris la rébellion arabo-touarègue dirigée à l’époque par des hommes épris de justice et de liberté également, comme l’actuel ministre de l’Education Nationale, Mohamed Ag Erlaf, Zéydan Ould Sidalamine, Zahabi, El Hadji Gamou et pleins d’autres cadres civils et militaires, qui depuis la signature du Pacte national sont restés fidèles à la République. Parce que ceux-ci ont choisi de vibre à la sueur de leur front. Par contre Iyad Ag Ghali et d’autres parasites qui ont fait des armes leur gagne-pain, continuent de prêter leur concours à des néo-colonialistes et autres pilleurs de nos ressources pour détruire le pays. Malheureusement, l’AMDH de Me Demba Diallo se trouve mêlée à cette histoire sombre à travers Me Mariko et son bureau fantoche. Qui pouvait imaginer qu’un héritier de cet homme puisse jeter l’honneur de son armée aux chiens  probablement pour quelques sommes d’argent que les chancelleries occidentales versent dans le compte de son association pour lui permettre de vivre ?. Mais, que font-ils de la contribution de l’Etat du Mali ? Car normalement, en tant qu’Association d’utilité publique, l’AMDH doit bénéficier des subventions de l’Etat. Peut-être que celui-ci ne paie pas correctement sa contribution. Mais, même si c’est le cas, est-ce une raison suffisante pour jeter en pâture toute une Institution qui te protège ? Me Mariko a-t-il pensé un tout petit peu aux douleurs qu’en durent les familles des neuf militaires tués le dimanche passé à Almoustrat ? Que dire des blessés qui vont trainer les séquelles de leurs blessures durant le reste de leur vie ?

Pour avoir accusé de cette manière l’armée nationale sur une chaine internationale, les familles des militaires maliens lâchement assassinés par ces hordes de sans foi ni loi, devraient porter plainte contre Me Moctar Mariko et son organisation moribonde, l’AMDH dont il a souillé le nom par sa prise de position insensée, irréfléchie, inopportune et déséquilibrée. Plusieurs motifs peuvent-être évoqués dans ladite plainte. D’abord, il peut être accusé d’accusation sans fondement, il peut également répondre de délit pour non-assistance à personne en danger. Car, en tant qu’avocat des droits de l’Homme, il est de son devoir de dénoncer les attaques lâches suivis de mort d’hommes lancées par la horde de barbares contre nos hommes. Me Moctar Mariko et ses camarades de l’AMDH doivent s’expliquer sur les raisons fondamentales qui leur ont poussé à s’ériger en défenseurs des assassins de nos hommes. Mêler une communauté, notamment les peulhs à ces crimes est encore plus grave. Que dirait-il de la tuerie des informateurs de l’armée par ces assassins. C’est pour dire que le conflit est loin d’être communautaire, ce sont des assassins qui obéissent aux ordres des hommes politiques qui dorment tranquille à Bamako, à Nouakchott, à Paris, à Ouagadougou et à Alger. Il est également du devoir de l’AMDH d’enquêter sur les actions louches de ces personnes et de les porter à la connaissance du public, comme l’Association des « Donsos » l’avait fait à un moment. Celle-ci avait mené une enquête minutieuse sur le terrain à un moment. Cette enquête leur a permis de tracer plusieurs nœuds de connexion avec des noms précis et des numéros de téléphones des présumés auteurs des assassinats ciblés contre les agriculteurs et leurs complices tapis dans l’ombre à Bamako, à Ténenkou, Diafarabé, Mopti, Djenné, etc. Ils ont même réussi à remonter certains circuits de commercialisation des troupeaux des agriculteurs volés et même des canaux de financement d’approvisionnement des terroristes en armes. Bref, le rapport qu’ils ont produit à cet effet, dont nous avons reçu une copie des mains d’un responsable de ladite association, est une véritable mine d’informations collectées sur le terrain durant de longs mois. Ce rapport que nous avons traité un moment a permis de lever beaucoup d’équivoques sur le comportement de certains leaders politiques peulhs à Bamako.

Me Moctar Mariko doit savoir qu’une association de la société civile comme l’AMDH se doit de garder ses distances avec la politique. Me Demba Diallo lui-même, lorsqu’il a créé son parti a quitté la direction de l’association.

M. A. Diakité

 

Lisez dans l’encadré, le résumé traité du rapport que nous avons emprunté chez nos confrères de Jeune Afrique

 

« La FIDH alerte sur les exactions commises par l’armée malienne »

 

Au Mali, un rapport de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme tire la sonnette d’alarme. Selon la FIDH, l’armée malienne se livre à de nombreuses exactions sous couvert de lutte antiterroriste, notamment dans la région du centre du Mali.

 

Arrestations arbitraires, tortures, séquestrations, disparitions… L’association Malienne de Défense des Droits de l’Homme (AMDH) et la FIDH ont recensé de nombreuses violations des droits de l’Homme imputées à l’armée malienne. Des exactions essentiellement commises à l’encontre des communautés peulhs dans le Centre du Mali.

« Il y a eu beaucoup d’arrestations, beaucoup de disparitions. Nous sommes encore en train de documenter », précise Me Moctar Mariko de l’AMDH.  Selon qui « L’armée, dans la lutte contre le terrorisme, ne fait souvent pas de discernement. Ils viennent dans un village, ils prennent tout le monde. C’est après qu’on saura qu’effectivement il y avait des gens qui n’avaient rien à voir avec le terrorisme et le djihadisme. La lutte contre le terrorisme ne doit pas amener l’armée malienne ou les autres forces qui sont venues nous aider, à violer les droits humains. ».

L’organisation estime enfin que l’adhésion des populations aux stratégies de lutte antiterroriste de l’armée est cruciale en termes de renseignements et que les exactions auxquelles se livreraient les soldats ne font que renforcer la défiance.

 

Tjikan

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *