«Meeting Citoyen contre la participation du Mali.»

À l’initiative du Front du Refus de la mise de l’Accord d’Alger  et Songhoy Chaawar Batoo, s’est tenu, le samedi 13 mars au Mémorial Modibo Keita, un meeting pour dénoncer l’application de l’accord de paix issu du processus d’Alger signé à Bamako en 2015.

Avec une heure de retard, le meeting Citoyen contre la participation du Mali a réuni plusieurs dizaines de personnes, dont des visages bien connus des maliens. Parmi ces personnalités, qui étaient présentes au Mémorial Modibo Keita, on peut citer entre autres les membres du M5-RFP comme Cheick Oumar Sissoko, Mme S’y Kadiatou Sow et le professeur Ikassa Maiga ou encore le prêcheur, Choalla Bayaya Haidara qui était avec le mouvement qui s’était opposé à la révision constitutionnelle en 2017.

Sur les banderoles confectionnées pour l’occasion et accrochées on pouvait voir des cartes du Mali montrant l’évolution de l’insécurité de 2011(lorsqu’elle ne concernait que la partie nord) à 2020 (lorsqu’elle est descendue jusqu’à la frontière ivoirienne en traversant tout le centre). On pouvait y lire également entre autres : « L’accord d’Alger, c’est : toujours plus de violence et d’insécurité, plus de 5.000 morts, plus de 400 villages détruits, des milliers de déplacés et de réfugiés.» ou « Pour la préservation de la cohésion sociale et du vivre ensemble, il faut un traitement équitable, objectif et non discriminatoire, du découpage territorial dans le cadre de la politique de décentralisation.»

Au pupitre, c’est après l’exécution de l’hymne national du Mali et les mots de bienvenue de M.Aboubacry Maiga de Songhoy Chaawar Batoo que les orateurs s’y sont succédés pour livrer leurs messages. Et, de la lecture de la déclaration du jour par M. Almadi Cissé, coordinateur de Songhoy Chaawar Batoo au prêcheur Choalla Bayaya Haidara en passant par Mme S’y Kadiatou Sow, Mamadi Drame, le Professeur Ikassa Maiga, M. Ibrahima Kebe et d’autres participants, le message principal lancé à tous les maliens, c’est l’union sacrée pour s’opposer à l’application de l’accord de paix issu du processus d’Alger dans son état actuel. Car, selon eux, le document contient des choses comme la reconstitution de l’armée en y intégrant des anciens rebelles qui y seront majoritaires dans certaines zones, l’élection au suffrage universel des gouverneurs et des membres des parlements régionaux entre autres, qui seront de préludes à une future partition de fait du pays.

Avant de se quitter après les mots de fin de M. Maiga, les participants ont entonné une deuxième fois l’hymne national et les prochaines rencontres sont prévues pour les 25, 26 et 27 mars à Gao.

S.Guindo

Source: Malijet

 

 

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