Mécanisme africain d’évaluation par les pairs : DES ACQUIS À PRÉSERVER

L’hôtel Radisson Blu a abrité, vendredi dernier, la cérémonie de lancement officiel de la commémoration continentale du 15è anniversaire du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Présidée par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence d’autres membres du gouvernement, du directeur exécutif du Secrétariat continental du MAEP, Pr. Edward Maloka, du président du Comité des ministres, le Tchadien Khayar Oumar Deffallah et de nombreuses autres personnalités.

Il convient de rappeler qu’à ce jour, 38 pays membres de l’Union africaine (UA) participent au MAEP. Le Mali y a adhéré volontairement le 28 mai 2003. Actuellement, notre pays fait partie du groupe des pays pionniers éligibles à l’évaluation de seconde génération telle que prévue dans les directives du MAEP.
Conformément à ses missions et à ses plans de travail annuels, la Commission nationale de gouvernance MAEP réalise des activités au niveau national afin d’assurer la promotion du mécanisme auprès des acteurs locaux et de renforcer les capacités du dispositif d’appui technique au processus. En outre, le Mali a tenu sa place dans la dynamique de revitalisation du mécanisme qui a abouti à un leadership renouvelé et à l’intégration du MAEP comme organe de l’Union africaine.
A l’ouverture des travaux, le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Dr Abdramane Sylla a rappelé que le MAEP est un instrument d’évaluation qui examine la gouvernance sur le continent africain afin d’identifier les forces et les défis dans les quatre domaines thématiques que sont la gouvernance démocratique et politique, la gouvernance et la gestion économique, la gouvernance des entreprises et le développement socioéconomique. Son objectif général, a précisé le ministre Sylla, est d’encourager et de construire une dynamique de transformation politique, socioéconomique et culturelle positive à tous les niveaux.
Pour Abdramane Sylla, le MAEP a ouvert un espace pour le débat politique et favorisé la culture du dialogue national entre les citoyens et leurs gouvernants. Le ministre a estimé que le processus a permis de mettre en exergue des problèmes pernicieux, des meilleures pratiques et de faire appel à un grand nombre d’acteurs nationaux en vue de la résolution des problèmes.
«Les conclusions des rapports d’évaluation des pays sont aujourd’hui considérées comme des outils de référence et de sensibilisation accrue pour la bonne gouvernance et l’amélioration de la fourniture des services sociaux de base. Cependant, le MAEP reste encore assez mal connu de la majorité de nos populations et du reste du monde. Cette situation exige une plus grande sensibilisation du public au processus du MAEP. Le défi est de susciter un intérêt politique et un engagement ainsi qu’une appropriation par les Etats membres pour améliorer la participation au MAEP», a plaidé le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine qui est le point focal du MAEP.
Quant au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, il a réaffirmé l’engagement et la détermination du gouvernement malien à défendre les objectifs de l’Union africaine (UA), du NEPAD, du MAEP et ceux de toutes les initiatives concourant au développement et au bien-être des populations de l’Afrique.
Il faut souligner que le choix du Mali pour abriter cette commémoration est une conséquence positive de son engagement en vue de l’atteinte de l’objectif d’intégration par le renforcement des initiatives nationales, régionales et sous régionales dans le cadre de l’Union africaine, de l’UEMOA et de la CEDEAO.

Maïmouna SOW

Essor

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