MAUVAISE CONDITION DE VIE DES DEPLACES A BAMAKO : L’inertie des autorités pointée du doigt

Les conditions de vie précaires des déplacés internes ont été abordées le week-end dernier par le Comité de gestion des personnes déplacées internes de Sénou. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée sur le site de Sénou.

 

 Il s’agissait pour les conférenciers, à travers cette rencontre avec la presse, d’informer l’opinion nationale et internationale des conditions de vie difficiles des personnes déplacées à Bamako et de faire des propositions de solutions pour la prise en charge meilleure des familles. Selon les conférenciers, les déplacées internes de Sénou vivent dans des conditions difficiles et sur tous les plans. « Dans les camps, de façon générale, les gens manquent de tout : la prise en charge médicale, alimentaire, etc. Les enfants qui y vivent ne vont pas à l’école, les familles sont logées à 15 personnes sous une tente de 4m2. La réaction des plus hautes autorités se fait désirée pour améliorer ces conditions pénibles que vivent ces fils du pays qui ont fui la guerre », dénonce le président du Comité de gestion des personnes déplacées internes (PDI), Kolo Cissé.

Pour Dr. Oumar Mariko, président du Sadi et ancien député de Kolondiéba, les conditions de vie difficile des PDI est la preuve que l’Etat a tourné le dos au peuple. Et à son entendement, l’Etat a les moyens de mettre ces « Maliens » dans les meilleures conditions. « Tous les réfugiés et déplacés internes doivent être rapidement logés et il y a des moyens. Nous avons des logements sociaux à Kati qui sont fermés, des logements sociaux à N’Tabacoro, Fana, Kolondiéba et un peu partout qui sont fermés. L’Etat doit faire de cette situation une question de souveraineté nationale afin de trouver de solutions à ce problème », propose Dr. Mariko.

Le général à la retraite, Ismaïla Cissé, qui accueille dans son champ ces déplacés, invite l’Etat à s’assumer vis-vis des PDI. « La crise qui sévit au centre du Mali qui oppose des frères consanguins (peulh et dogon) est l’œuvre ou la faute des politiques. Les gens sont venus les mettre dos-à-dos pour des fins politiques », a déploré le général Ismaïla Cissé.

Madani Tolo d’ajouter que « ceux qui font croire aux uns et aux autres sont faux, peulh et dogon sont condamnés à vivre ensemble ». Il est équerré par le fait que depuis le renversement du régime personne n’évoque le problème des déplacés devant les nouvelles autorités du pays.

Pour le sociologue, Dr. Brehima Ely Dicko, l’Etat doit tout faire pour mieux préparer  le retour des déplacés. Bien avant, il leur faut une meilleure prise en charge sanitaire, alimentaire, psychologique, mais aussi la scolarisation des enfants. Le sociologue propose aussi la formation des femmes dans les différents camps à Bamako et ailleurs afin qu’elles puissent entreprendre des activités génératrices de revenus.

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