Malien Tout Court : Un machin à la solde du diable ?

Ramener la paix et la cohésion est plus que de simples retrouvailles. Pourtant, “Malien Tout Court” tente réussir cette prouesse en s’associant au “diable”. Pourquoi une association “Malien Tout Court” ? Une interrogation légitime en ce sens qu’à peine lancée, l’association est devenue la destination prisée d’une bonne partie des communautés touarègues et arables.

Des activités au pays Dogon, à Kidal, à Tombouctou et dans d’autres localités. Jusqu’ici rien d’anormal ! Cependant, il faut se poser la question sur les motifs de l’activisme de l’homme d’affaires et consul de l’Inde au Mali Ibrahim Diawara. Pourquoi attendre ce moment pour se montrer utile au pays ? Des intérêts inavoués ?

Difficile de cerner tous les contours de “Malien Tout Court” en raison de la forte propension de l’association à vouloir faire parler d’elle dans tout à chaque occasion. Dernière illustration, elle est allée au contact des populations victimes des événements malheureux (opposant peaux blanches et noires) à Tombouctou. L’incompréhension est que l’essentiel des membres de la délégation qui s’est fondu dans la nature est composé des populations arabes et touarègues.

Pis, des responsables de la CMA faisaient partie de la délégation. Pour quoi faire ? C’est bien de vouloir la cohésion entre les communautés mais est-ce que “Malien Tout Court” n’est pas en train de jouer avec le feu ? A cette question, on peut bien répondre par l’affirmative et l’on constate que la matière, aucune structure n’accompagne le déplacement de l’association.

D’où a-t-elle tiré ses ressources pour mener de telles actions ? Que vise Ibrahim Diawara en se lançant dans cette aventure ? Il est loisible de chercher à comprendre le regain d’intérêt manifeste à ce projet et les accointances avec certains qui pourraient lui enlever son caractère social. C’est pourquoi, le président Diawara se doit de démontrer que “Malien Tout Court” est loin d’être un machin à la solde du diable ou un refuge pour des maîtres chanteurs.

Abdoul Latif

 

Source: La Lettre du Mali

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