Mali post-crise : Baisse du pouvoir d’achat, malgré une activité macroéconomique au vert

Après les crises qui l’ont durement frappé, le Mali est « chouchouté » par les partenaires techniques et financiers pour la relance de son économie. En effet, des partenariats sont noués, chaque jour, dans tous les domaines, entre le Mali et ces partenaires, et des sommes faramineuses sont annoncées au JT de 20H. Et Malgré la signature de cette flopée d’accords, le citoyen lambda souffre le martyr et le panier de la ménagère a drastiquement baissé.

 

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 Alors que l’attention de tous les maliens est rivée sur les sommes faramineuses que les « amis du Mali » donnent à notre pays, les populations semblent oublier la baisse historique du pouvoir d’achat où le passage du panier de la ménagère  au petit sachet de la ménagère est de rigueur. Malgré ces aides (Aide américaine, de l’UE, du Maroc…), le panier de la ménagère s’allège et cela ne rassure point les citoyens. Ces derniers peinent à joindre les deux bouts. Et pourtant le Mali est actuellement « bombardée » d’argent par les PTF. Pas plus tard qu’avant-hier, les Etats- Unis ont débloqué 27 milliards FCFA pour le Mali. Malgré ces annonces, aucun impact n’a été constaté chez les ménages. Le constat est patent. Les ménages subissent de plein fouet cette situation, dans un contexte de cherté de vie. « On ne voit plus la couleur de l’argent. L’argent ne circule plus », est le leitmotiv chanté en chœur par les familles. Le père de famille perdu ne parvient plus a assumé ses responsabilités. La mère quand à elle vit dans le stress et la désolation. Les maliens se plaignent de ne pas bénéficier de l’argent des bailleurs de fond et des amis du Mali. Les bienfaits de cette grosse entrée d’argent demeurent inaccessibles aux couches pauvres de la population. Cette situation, si elle n’est pas freinée, peut apporter une fracture sociale post-crise qui peut nuire à la stabilité du pays et entraver la productivité des investissements et jusqu’à la croissance même, en dépit des efforts pour attirer des capitaux étrangers.

 

 

                                                                                     Madiassa Kaba Diakité

SOURCE: Le Républicain
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