Mali : 170 milliards de FCFA nécessaires pour faire face aux besoins humanitaires, selon OCHA

Les taux de malnutrition aiguë restent plus sévères dans le nord du Mali où 25% des centres de santé ne fonctionnent pas, selon OCHA. Le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires indique que Ménaka, Kidal et Mopti enregistrent les taux d’écoles fermées les plus élevés et le nombre de personnes déplacées internes dans le pays ne cesse d’augmenter. C’est qui ressort du rapport d’OCHA sur la situation humanitaire au Mali, de janvier à février 2019.

 

Plus de 2 millions de Maliens sont ciblées cette année par les organisations humanitaires. Cela représente 70% des trois millions et deux cent mille personnes qui ont besoin d’une assistance pour accéder aux services sociaux de base. Et pour faire face à cette urgence, les humanitaires ont besoin de près de 300 millions de dollars soit plus de 170 milliards de franc CFA.

Ce nouveau rapport indique que 40% des personnes ciblées vivent dans la région de Mopti. Cependant il souligne que le taux de malnutrition aiguë reste plus sévère au nord du pays ou 25% des centres de santé sont non fonctionnels.

Dans ce rapport, on note également que de nombreuses écoles restent fermées à cause de l’insécurité dans les régions de Menaka, Kidal et MoptiOCHA affirme aussi que le nombre de personnes déplacés ne cessent d’augmenter et une victime d’engins explosifs sur trois est un civil.

Toutefois le Plan de Réponse Humanitaire 2019 indique que le nombre de personnes dans le besoin a diminué au Mali. En janvier 2018, environ quatre millions et cent mille personnes avaient besoin d’assistance et un million et cent mille d’entre elles étaient ciblées. Cette réduction globale du nombre de personnes dans le besoin s’explique selon le rapport par les résultats positifs de la campagne agricole et l’impact de l’assistance humanitaire fournie en 2018.

Selon les organisations humanitaires de la région de Mopti, les conflits inter-communautaires et l’insécurité grandissante augmentent les risques humanitaires. Ces ONGsoulignent que les besoins en vivre, en eau potable et en abri des populations du centre surtout celle récemment victimes de pillages et d’attaques ont considérablement augmenté.

Fakassy Fofana président de la coordination des ONG de Mopti

Studio tamani

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