Lutte contre l’insécurité alimentaire: le bilan du PRIA Mali jugé satisfaisant

Le projet de renforcement de la résilience contre l’insécurité alimentaire au Mali (PRIA Mali) a tenu, hier jeudi, la 5e session ordinaire de son comité de pilotage. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de l’Agriculture, Seydou KEITA. Cette session, qui a eu comme cadre la salle de conférence de la DFM du département de l’Agriculture, a enregistré la présence du coordinateur du PRIA Mali, le Dr Mody KANOUTE, et les membres du comité de pilotage.

Le PRIA Mali, qui œuvre pour minimiser les effets de la sécheresse, est le fruit du partenariat dynamique entre le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID).
Au cours de cette session, les participants ont fait un suivi rapproché sur le projet ; examiné l’état d’exécution des activités prévues pendant l’année 2017 ; procédé à la revue rétroactive de l’état d’avancement du projet ; jaugé le niveau d’atteinte des objectifs assignés au projet…
Le conseiller technique, Seydou KEITA, a affirmé que malgré les conditions difficiles marquées par la mauvaise pluviométrie ; l’insécurité permanente dans la zone du projet, l’intervention du PRIA Mali a contribué à l’amélioration de la disponibilité et de l’accès à l’alimentation humaine et animale. Selon lui, les réalisations du PRIA Mali ont atteints 10 000 tonnes sur une prévision de 9 500 tonnes d’aliments bétails. Des produits qui ont été vendus à prix subventionnés (50 %) aux petits pasteurs et agro-pasteurs de 7 régions, 23 cercles et 98 communes les plus vulnérables de notre pays.
Au niveau de la constitution du Stock d’intervention de l’État, le conseiller technique a informé que 26 366 tonnes de riz avaient été acquises sur un objectif initial de 26 000 tonnes.
« L’année 2017 a connu des avancées significatives dans la mise en œuvre effective des activités à tous les niveaux. Avec un taux d’exécution technique de plus de 80 % et financière de 68 %, nous estimons que le bilan annuel des activités durant l’année 2017 du projet, est jugé globalement satisfaisant. Ce, malgré de sérieuses inquiétudes sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la quasi-totalité de la zone d’intervention du projet », a salué le représentant du ministre de l’Agriculture.
S’agissant de l’année 2018, Seydou KEITA a informé que les prévisions budgétaires étaient estimées à 2 854 098 750 FCFA, soit une hausse de 114 % par rapport au budget de l’année 2017. Il a saisi l’occasion pour rappeler que l’objectif visé par la Politique de lutte contre l’insécurité alimentaire est de rendre moins vulnérables les producteurs agricoles dans la perspective d’une augmentation durable de la production et de la productivité agricole. Ce qui, dit-t-il, doit permettre une amélioration soutenue des conditions de vie de 80 % de la population. Pour atteindre cet objectif, M. KEITA a indiqué qu’il revient au PRIA Mali de maintenir la dynamique déjà impulsée dans la mise en œuvre du projet.
Le Coordinateur du PRIA Mali, le Dr Mody KANOUTE, a affirmé que son projet contribue à renforcer les moyens de production des agriculteurs, des éleveurs et des pêcheurs vulnérables et à améliorer la disponibilité de produits alimentaires et de l’aliment bétail. Il a précisé que le projet intervient prioritairement dans la région de Mopti, Tombouctou, Gao, Taoudéni, Kidal et Ménaka. Aussi, ajoute-t-il, le projet intervient spécifiquement dans les régions de Ségou et de Sikasso pour appuyer les coopératives productrices de semences sélectionnées.
Après trois ans de mise en œuvre du projet, le Dr Mody KANOUTE a présenté le bilan comme suit : 500 éleveurs vulnérables de Gao, Tombouctou et de Ménaka approvisionnés en noyau de caprins et de camelins ; une quantité importante de semences céréalières, maraichères et fourragères apportée aux agriculteurs vulnérables des régions concernées ; plus de 150 ha de mares empoissonnés avec 2 millions d’alevins pour une production estimée à plus de 400 tonnes de poissons.
À ceci, il a ajouté que le projet a approvisionné les zones pastorales en aliments bétails vendus à des prix subventionnés et contribué à reconstituer le Stock d’intervention de l’État au niveau des commissariats et de l’OPAM.
Comme perspectives, le Coordinateur a noté qu’en 2018, le projet se consacrera à la réalisation des infrastructures. Il s’agit, selon lui, des aménagements hydro agricoles (environ 1 000 ha de bas fond et de périmètres irrigués villageois) ; le surcreusement de 40 mares pour l’abreuvement du cheptel ; l’aménagement de 26 périmètres irrigués au profit des femmes et des jeunes ; la construction de 40 magasins de stockage d’aliment bétail.

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

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