A l’occasion du 23ème anniversaire de la révolution de mars 1991 : La main tendue d’IBK à ses prédécesseurs pour faire face aux défis du moment

Lors de son message à la nation à l’occasion de la commémoration du 23 anniversaire de la révolution du 26 mars 1991, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita a mis un accent particulier sur le besoin de réconciliation nationale en soulignant que  » le Mali peut réunir pour les mêmes événements sociaux, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré, Ibrahim Boubacar Kéïta ». Il a réitéré son appel aux groupes armés du Nord au dialogue et a souligné que « la corruption qui plombe notre développement sera impitoyablement combattue tout comme l’impunité « 

 ibk ibrahim boubacar keita president mali

Le président de la République IBK de souligner qu’en  ce jour de recueillement, le peuple malien doit prier pour les dizaines, voire les centaines de ses fils et filles, frères et sœurs, pères et mères, épouses et époux qui, à l’instar de Ramatoulaye, ont laissé leur vie lors des tragiques journées de mars 1991. « Parents de martyrs, sachez que le sacrifice des vôtres n’a pas été vain, qu’il ne saurait être vain ! Le MALI est une grande nation. Nous sommes une grande nation, parce que nous sommes une nation productrice de civilisation et d’humanisme brillant. Nous sommes une grande nation, parce que nous sommes une nation résiliente. Nous sommes une grande nation, parce que nous sommes une nation  capable de dépassement et de compromis. Nous sommes une grande nation parce que notre nation sait surmonter les passions, l’adversité et les rancœurs », a-t-il déclaré.

 Pour IBK, fils de la même nation, le peuple malien sait se mettre d’accord sur l’essentiel pour son vivre ensemble. Ce peuple brassé, dira-t-il, peut réunir pour les mêmes événements sociaux, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré, Ibrahim Boubacar Keita. Comme il a su réunir les héritiers de Fily Dabo Sissoko et de Modibo Keïta.  » Oui, la nation malienne est une réalité tangible, un capital solide qu’il nous faut préserver et fructifier « .

 C’est cette perspective qui, à en croire IBK, inspire la Commission Vérité, Justice et Réconciliation récemment adoptée par l’Assemblée nationale. Cette commission est l’exigence d’un temps de reconstruction et un instrument  qui s’appuiera sur les leviers de la vérité et de la justice et dont  l’objectif est d’œuvrer au retour définitif de la paix dans notre septentrion.

 Le chef de l’Etat n’a pas manqué d’annoncer que le gouvernement adoptera dans les jours à venir, la stratégie de mise en œuvre de ce processus repensé qui, au-delà de la décentralisation, vise la dévolution. Il s’agit, dira-t-il, «  d’aller vers l’exigence d’un autre Etat, un mouvement pour mieux d’Etat, afin que le citoyen soit le centre et la finalité du processus de développement national. En cela nous resterons pleinement dans l’esprit du 26 mars « . 

Pour le président de la République, il faut faire en sorte que des leçons tirées du passé, toutes les légitimités, traditionnelles comme modernes soient désormais représentées dans les instances de gouvernance locale bénéficiant d’une large capacité de décision. Car, a-t-il martelé, «  l’Etat centralisateur a vécu… L’Etat patrimonial aussi a vécu « . Il faut aller à un Etat dispensateur de justice impartial et souverain, digne et respecté, avec des citoyens égaux devant les opportunités et une armée véritablement outillée et motivée pour veiller sur la République et défendre l’intégrité du territoire national.

 » La corruption qui plombe notre développement sera impitoyablement combattue tout comme l’impunité. Nous l’avons compris. Et nous allons, sans faiblir, dans cette direction. Elle ne sera pas celle des réformes cosmétiques mais d’une modification profonde de notre rapport à l’Etat et du rapport de l’Etat au citoyen « , a martelé IBK.

Le président de la République a saisi l’occasion de ce discours pour réitérer son appel aux mouvements rebelles du Nord à dialoguer. «  Qu’ils viennent autour de la table ! Qu’ils acceptent, sans atermoiements et sans subterfuges, le dialogue qui nous permettra de valider un avenir mieux assuré pour nos régions septentrionales aux vulnérabilités hélas réelles ! « , a-t-il souligné. Avant d’inviter à la pacification permettant à nos compatriotes des camps de réfugiés de rentrer au bercail. « Mais qu’ils viennent à ce dialogue tant attendu avec la certitude que l’Etat restera unitaire, un et indivisible ! « , a-t-il martelé.

 Le chef de l’Etat a en outre évoqué la nécessité de redonner vigueur à lécole aux questions d’emploi des jeunes.

Et IBK de rappeler qu’en 1994, un effort volontariste et méritoire avait créé l’université du Mali, bien des décennies après les premières universités coloniales africaines que sont Foura Bay College de Freetown (créée en 1827),  Makerere University de Kampala (1922), Legon University d’Accra (1943), l’Université de Dakar (1957).

 

Pour le locataire du palais de Koulouba, notre enseignement supérieur souffre de tares gravissimes qu’il faut immédiatement éradiquer, tant dans les domaines de la gouvernance, de la pédagogie que de l’articulation formation-emploi. Il a aussi mis l’accent sur l’économie qui doit être en mesure de répondre à la demande sociale, en gagnant elle-même le pari de la performance, en faisant en sorte que toutes les niches d’opportunités soient exploitées.

Bruno Djito Segbedji

SOURCE: L’Indépendant

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *