Litige foncier à Mountougoula : Cheick Oumar Diallo accuse la préfecture de Kati de malversation

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La situation du foncier au Mali est grave. Si rien n’est urgemment fait, il faut craindre que le pays ne soit face à une bombe à fragmentation. Il faut assainir le domaine foncier sur toute l’étendue du territoire « , disait en substance le médiateur de la République lors de sa présentation du rapport à la presse. Cela démontre la gravité de la situation. Dans la plupart des cas ce sont les paisibles citoyens qui sont victimes. C’est le cas de Cheick Oumar Diallo. Celui-ci estime que la préfecture de Kati est à la base de la malversation foncière dont il a été victime. L’intéressé affirme qu’il a acheté son terrain d’une dimension d’un hectare le 24 décembre 2006 au nord de Mountougoula avec le chef du village, Magna Doumbia à hauteur de 500 000 F CFA.

 

En janvier 2014, Cheick Oumar Diallo a été informé du lotissement de la zone par la préfecture pendant qu’il avait introduit son dossier pour demander un titre foncier. C’est au cours de ces démarches qu’il a rencontré Dramane Traoré, le chef du génie rural de Kati.

 

Selon Cheick Oumar Diallo, ce dernier avait même affirmé avoir vu son dossier dans le circuit. Depuis cette date, dit-il, son dossier a disparu, sa terre a été lotie par le cercle.  »

 

Toutes mes démarches ont été vaines dans la mesure où le préfet affirme que je ne dispose d’aucun document administratif. Personnellement je suis convaincu que c’est le chef du génie rural de Kati Dramane Dembélé qui est à l’origine de la disparition de mon dossier. C’est lui aussi qui m’a conseillé de faire le plan de la parcelle et de réintroduire mon dossier. Depuis rien n’a évolué et je suis sur le point de perdre ma terre hectare« , ajoute-t-il. C’est ce qui l’amène à pointer du doigt le préfet de Kati et le responsable du génie rural. Du côté du cercle de Kati, Dramane Dembélé rejette en bloc ces accusations. Selon lui, sa mission consiste à effectuer des contrôles sur le terrain et faire le compte rendu à ses supérieurs. Il a affirmé que les villageois aussi font des attributions sans tenir compte du plan établi par l’administration foncière.

 

Ce qui confirme les propos de Baba Akhib Haïdara qui disait : «  Vous pouvez avoir le cas d’un agent de l’Etat qui décide de lotir telle ou telle partie du territoire sur laquelle il a pouvoir. Souvent, ces décisions vont à l’encontre d’autres décisions antérieures. Donc, cela le met en difficulté avec les paysans « .

 

Moussa SIDIBE

SOURCE: L’Indépendant

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