L’interdiction du port de la burqa, voile intégral, au Mali pour prévenir des actes terroristes, un courage et une volonté politiques du gouvernement

La burqa, voile intégral, est une tenue traditionnelle musulmane qui couvre entièrement le corps y compris le visage. Avec la recrudescence des actes terroristes, elle est devenue un moyen pour les futurs kamikazes de se fondre dans la masse et de passer inaperçus. Elle leur permet de dissimuler des charges explosives pour commettre des actes terroristes comme c’est le cas des adeptes de la secte islamiste Boko Haram au Nigéria, au Tchad, au Burkina-Faso et au Cameroun.

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Notre pays, durement touché par des actes terroristes se doit aussi d’interdire cette tenue vestimentaire. Ne dit-on pas que « Mieux vaut prévenir que guérir ? ». Que le gouvernement malien n’attende pas pour agir surtout que l’ennemi n°1 du pays, Iyad Aghali, a menacé tous les acteurs de la signature de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger. Après les attentats du restaurant night-club « la Terrasse » situé sur la rue Princesse à l’Hippodrome dans la nuit du 6 au 7 mars 2015, Bamako est de nouveau touché  par des actes terroristes.

Des terroristes ont pris en otages 14O clients et 3O membres du personnel le vendredi dernier dans l’hôtel 5 étoiles du Radisson, le bilan est malheureusement très lourd, une vingtaine de tués. Il a fallu l’intervention de soldats d’élites maliens, américains et Français, entre autres, pour les neutraliser. Tous ces actes ont été revendiqués par l’algérien Mokhtar Belmokhtar surnommé le Ben Laden du Sahara, ou « le borgne ».

D’autres pays plus équipés comme les USA, la France, l’Algérie, la Libye,…ne sont pas parvenus à bout de ces fanatiques. Alors la prévention serait de nature à limiter leur nuisance. Le Mali n’étant plus pas à l’abri du terrorisme, le gouvernement doit interdire le porter de la burqa ou autre niqab. Plusieurs attentats meurtriers ont été commis par des femmes ou des jeunes filles dissimulant des explosifs sous leur voile.

Elles sont aussi soupçonnées de mener des campagnes de recrutement pour des djihadistes et autre groupe terroriste de Boko Haram. Toutefois, dans un pays où les musulmans restent incontournables en politique, la décision, si elle est prise, risquerait de faire polémique. Selon Ali Talibé Diawara, imam et maître coranique à Kalaban-coro, le port de la Burqa est une tradition musulmane, l’interdire serait une entrave à leur liberté. Selon lui ce sont les narco-djihadistes qui souillent les symboles vestimentaires de l’Islam. Ce que les musulmans craignent surtout, c’est une stigmatisation de leur communauté.

D’autres pays, bien que épargnés, ont interdit la burqa pour se prévenir d’éventuels attentats, le Congo-Brazza a été le 1er pays en Afrique et le 3e au monde après la France en 2010, la Belgique en 2011. Tour à tour le Tchad, le Cameroun, le Niger, le Gabon, l’ont interdite  dans les milieux publics. Le Sénégal, avec ses  95% de musulmans, vient à son tour de l’interdire.

Dans tous les cas, nous pensons que le gouvernement malien doit avoir le courage et surtout la volonté politique de combattre cette façon excessive de s’habiller, modèle d’habillement venu d’ailleurs. Face à l’intérêt général, on ne saurait parler de droit et de liberté d’une partie de la population. Seule une coopération internationale peut permettre de venir à bout du terrorisme.

Mr Séran SACKO

Source: L’Informateur

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