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Les recettes mystiques au Mali : Sang humain, boyaux de bœufs noirs, têtes de crocodiles, talismans… Mode d’emploi

Que faire, ou du moins, que ne pas faire en ces temps incertains en vue de préserver son poste, échapper à la «folie» d’un juge instructeur, aux sulfureux rapports de l’impitoyable VEGAL, se faire élire… Tout y passe désormais. Voici les recettes les plus utilisées et leur mode d’emploi.

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Le mysticisme restera encore très longtemps un refuge sûr pour les africains. Normal, les repères sont font de plus en plus rares. Et quant à Allah, Notre Père qui est aux Cieux ou Jéhovah, (c’est selon), il semble s’être détourné des affaires de ce bas monde. Alors place aux ancêtres et à leurs divinités ! Et puis, après tout, il y a urgence. Le temps presse !

C’est donc suite aux incertitudes du moment  que les sacrifices rituels se font de plus en plus nombreux dans la capitale malienne.

Et les malheureux bœufs noirs sont désormais les bêtes les plus prisées (il paraît qu’il y a même pénurie au garbal). Ils sont abattus sans pitié (les pauvres !), et leur viande distribuée aux voisins du quartier, ou collègues de service. Mais il y a nuance. Le côté sur lequel la bête a été couchée puis abattue et dépecée reste à la maison. Question de dire que l’invocateur gardera son fauteuil et sa stabilité ; la maison représentant l’inamovibilité.

Ne partez pas ! On n’a pas fini avec le bœuf noir ! Ses boyaux, comme ceux du mouton, sont souvent enterrés avec tout objet ou dépouille que l’on aimerait faire disparaître à jamais. Le principe est simple : ces pauvres animaux ont commis le tort d’être des ruminants. Leurs boyaux ont donc la capacité de préserver, rendre ou rejeter ce qu’ils choisissent. Le principe mystique se fonde donc sur cette fonction digestive des pauvres ruminants. En enfouissant donc une dépouille avec de tels boyaux, l’on est sûr que rien ne sera rendu ou rejeter à la surface de la terre. Tout restera à jamais enfoui.

Le sang humain quant à lui, est censé susciter crainte et effroi de son utilisateur chez toute personne appelée à l’affronter. Le sang, surtout humain sert couramment à arroser les fétiches. Son usage et sa consommation en qualité de boisson ou nourriture sont formellement interdits en Islam.

Les têtes de crocodiles comme les boyaux de ruminants sont également censés posséder des vertus mystiques.  L’animal, un dangereux carnivore, dévore et assimile tout jusqu’à putréfaction totale de la proie après plusieurs jours. Sa discrétion est légendaire. Mettez donc toutes ces vertus ensemble et transposez-les dans le mysticisme et vous comprendrez alors pourquoi cet animal aussi est sollicité par les supposés détenteurs de pouvoirs occultes.

L’usage des talismans ou gris-gris est le plus répandu à l’heure actuelle dans la capitale malienne. Ils sont censés apporter protection à leurs désormais très nombreux porteurs. A ce stade, on frôle le syncrétisme. Et pour cause. Ce sont le plus souvent les versets des saintes écritures ou des formules cabalistiques qui sont soigneusement enveloppés dans des peaux d’animaux (moutons en général) et attachés autour du bras, du cou ou de la taille.

C’est dire, en tout état de cause, que la pratique est bien ancrée dans les mœurs au Mali. Mais le résultat reste plus que mitigé. Mais que faire ? Il faudra bien s’accrocher à quelque chose non ?

B.S. Diarra

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