Les potins de «Le Prétoire» Contrôle de qualité d’engrais : Bakary Togola prend à contre-pied Bocary Treta

Les principaux acteurs du monde paysan ne parlent pas le même langage au sujet du contrôle d’engrais. Cherchant à sauver sa tête, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, Bakary Togola, et le ministre du développement rural, Bocary Treta, se contredisent et entretiennent le flou autour de ce sujet.

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Interpellé par Oumar Mariko, le jeudi 02 juillet, le ministre Treta, acculé, a adopté une attitude de soumission. Mais dans une sérénité apparente, il s’efforcera  de se défendre. Dans cette tentative de forcer l’admiration de l’auditoire de l’Ortm qui retransmettait l’événement en direct, le Ministre Treta affirmera que c’est la première fois au Mali qu’on procède au contrôle de la qualité des engrais.

Quelques heures après, invité du débat politique de la radio Kledu, le même jour, même s’il n’y a pas eu de débat,  vers 23h, Bakary Togola a pris à contre-pied les allégations de son ministre de tutelle. Il a précisé que c’est pour la 3ème année que le Mali procède au contrôle de la qualité des engrais. Or, le matin, sous les ovations préméditées des députés de la majorité présidentielle, Treta disait que c’était la première fois qu’on procède au contrôle de qualité d’engrais au Mali.

Qui de Treta ou de Bakary Togola mentirait ?

 

Attaque terroriste en Côte d’Ivoire :

Des combats font rage entre les soldats ivoiriens et les jihadistes

Le jeudi 2 juillet 2015, les Forces spéciales ivoiriennes auraient lancé une offensive généralisée sur la ligne frontalière avec le Mali, en vue de repousser, voire détruire un  camp retranché  des jihadistes localisé dans cette zone frontalière. Ce camp   se situerait dans l’immense forêt qui s’étend entre les sous-préfectures ivoiriennes de Débété et Sokola. Une grande zone qui couvre la frontière séparant la Côte d’Ivoire et le Mali. C’est dans cette forêt que ces jihadistes se sont «  planqués ». Des tirs de mortiers ont été entendus entre les villages de Sama, dans la sous-préfecture de Sokolo et Débété pour déloger ces ‘’fous de Dieu‘ qui y ont érigé leur sanctuaire, pour échapper aux Forces maliennes. Les Forces spéciales ivoiriennes, qui semblent avoir pris en tenaille ces jihadistes, progresseraient entre Tengrela et Odienné, dans le périmètre de Sokorani et de Madinani.

 

 

Interpelle à  l’Assemblée nationale :                                                                                    

Sada Samaké hautain 

«Ne regardez jamais quiconque de haut, sauf si c’est pour l’aider à s’élever », disait le Rev. Jesse Jackson. Une sagesse que le ministre Sada Samaké devrait apprendre à appliquer. Se croyant tout puissant et écrasant ministre, et même émule de Dieu, il regarde tout le monde de haut et traite les gens comme des moins que rien. Pour paraphraser Macky Sall, le poste de ministre n’est pas une fin en soi. On peut être ministre aujourd’hui et devenir un citoyen lambda, un monsieur tout le monde demain. Le pitoyable sort que certains puissants ministres avaient connu hier devrait servir de leçon à notre ministre. Il oublie un peu trop vite qu’au royaume de la démocratie, le zèle n’a jamais payé. Sada Samaké est toujours sur son nuage et ne comprend pas que la vie puisse réserver bien de surprises. Jeudi 2 juillet, ce ministre était dans le box des accusés devant les élus du peuple » pour porter son regard sur l’actualité sécuritaire du pays. Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, il a détruit tout sur son passage. Devant les députés, Sada Samaké avait dérapé grave ! Le député Oumar Mariko, le peuple malien, les partenaires du Mali, les partis de la majorité présidentielle, l’opposition, tous en ont eu pour leur grade.

Dans tous les grimoires de Samaké, ce qui est le plus révoltant, c’est sa manie de s’attaquer au député Mariko pour la simple raison que l’élu du peuple lui parle de la recrudescence de l’insécurité dans le pays. Cela n’étonne pas.

 

Questions orales à l’Assemblée nationale :

La leçon d’Oumar Mariko aux députés de la majorité

Vraisemblablement, il y a des députés tout aussi hors norme que les engrais qui furent encore une fois au cœur de la séance plénière, jeudi 2 juillet, sur la Place de la République. Ce jour-là, Bocary Tréta, ministre du Développement rural, devait répondre à des questions orales d’Oumar Mariko, élu à Kolondièba. Au cours de cet exercice, plus d’un Malien s’est indigné de l’attitude de certains députés de la majorité parlementaire. En effet, chaque propos du ministre Tréta, un militant du RPM, avait été appuyé d’applaudissements nourris de la part de certains élus, comme pour se désolidariser de leur collègue. En voici des comportements qui, non seulement frisent la complaisance, mais aussi biaisent le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. Mais l’honorable Mariko, lui qui n’est pas du genre à se laisser faire, n’a pas manqué de réagir. «Les gens peuvent applaudir pour se faire plaisir, mais au-delà de nos personnes, il y a un peuple que nous devons défendre», a-t-il rappelé à des députés «frelatés», prêts à tout sacrifier, y compris les intérêts de leurs mandants, sur l’autel du fait partisan.

 

Bakary Togola  lors du  debat sur l’engrais hors norme

«Le marché malien contient beaucoup de produits frelatés»

Sur invitation du parti Parena, plusieurs acteurs intervenant dans la chaîne de production, de distribution, de commercialisation, de paysans et d’autre personnes ont pris d’assaut le Cicb pour prendre part à la conférence débat sur l’engrais hors normes. Un  sujet  d’intérêt national, car l’avenir de notre secteur agricole est en jeu depuis l’éclatement de cette affaire dite engrais frelaté ou hors normes. Le débat  était houleux entre les acteurs .Intervenant le premier, Tiébilé Dramé,  Président du parti du bélier blanc a accablé de questions Bakary Togola, président de l’Assemblée permanente de la chambre d’agriculture du Mali .A ses dires, lors du dépouillement du 4 octobre 2014, Bocary Tréta et Bakary Togola ont tous donné leur quitus pour la mise en circulation de l’engrais dont la qualité est fortement remise en question aujourd’hui. Et le président de la République en était informé aussi. Et bien d’autres questions embarrassantes ont suivi. En guise de réponse, Bakary Togola a affirmé que cette affaire relève d’une rivalité entre les fournisseurs eux-mêmes. Toutefois, il a soutenu que l’engrais n’est pas de la mauvaise qualité, mais que certains composans lui font défaut. En voulant noyer le poisson dans l’eau, il a lâché que le marché malien  contient beaucoup de produits frelatés autre que  l’engrais.

 

 

Mamadou Hawa Gassama  sur l’engrais hors normes :

«Les députés sont devenus une honte pour la nation malienne»

Intervenant dans le débat sur l’engrais hors normes, fidèle à son franc-parler, Mamadou Hawa Gassama, député élu  à Yélimané n’a pas mâché ses mots. De prime abord, il a taclé Bakary Togola, qui a fait toute son intervention sans pouvoir donner une réponse convaincante sur la mauvaise qualité de l’engrais. Ce dernier s’est défendu bec et ongle que l’engrais n’est pas mauvais mais que sa composite n’est pas parfaite. Selon lui, cette affaire n’est plus un secret pour personne. Car, soulignera t-il, le Premier ministre lui -même a reconnu qu’il y a dans le circuit des engrais hors norme. « Tiébilé t’a battu ici, toutes les questions qu’il t’a posées, tu n’as pas pu les répondre », a-t-il affirmé. Et d’ajouter que les Maliens sont très intelligents mais très négligents aussi. Ensuite, il s’est attaqué à ses collègues députés. « Les députés sont aujourd’hui une honte pour la nation malienne. Car la plupart d’entre nous ne font pas correctement notre boulot. Au lieu de défendre l’intérêt national, certains de nos collègues restent toujours  collés à leur étiquette politique. Je suis  de la majorité, de l’opposition, l’essentiel est esquivé dans le débat  parlementaire», a affirmé Mamadou Hawa Gassama.

 

«Pénurie» de passeport :

L’honorable Mariko réclame une enquête parlementaire

Jeudi dernier, le député Sadi, Oumar Mariko, est revenu à la charge sur le problème de passeport qui perdure dans notre pays. Ainsi, à la faveur de la séance plénière au cours de laquelle le ministre de la Sécurité intérieure, Général Sada Samaké, avait à répondre à des questions orales à lui adressées par l’honorable Mariko, ce dernier a accusé l’interpellé de vouloir éviter ce dossier, alors même qu’il tombe dans le champ du domaine public. De l’avis du député, le semblant de pénurie auquel nous faisons face, et qui du reste entrave la souveraineté de notre pays, est entretenu par les services de sécurité de notre pays aux fins de parvenir à une privatisation du secteur. «Je constate qu’une pseudo privatisation est en cours, car vous nous aviez dit ici que le passeport est sécurisé et ne coûte que 3300 francs CFA pour l’Etat, et que ce dernier engrange un bénéfice de plus de 6 milliards de francs CFA par an», a-t-il soupçonné, convaincu qu’un réseau s’est formé autour du passeport malien. Partant, l’honorable Mariko a menacé de joindre sa voix à celle de son collègue Zoumana N’tji Doumbia, pour demander une enquête parlementaire sur le dossier du passeport au Mali. Et le député d’interpeller: «nous devons montrer que nous sommes un Etat sérieux et j’ai tout fait pour que le débat soit objectif, même si cela fait sourire monsieur le Ministre. Je vous dirai de changer vos méthodes, car elles entrainent le laxisme, la révolte et la suspicion. N’oublier pas que c’est le peuple qui souffre et vous pouvez en être victime aussi si changement total il doit y avoir un jour».

 

Ratissage à Fakola

L’Onuci nie toute participation

Plusieurs medias, ivoiriens notamment, s’étaient récemment fait échos de la participation des forces de la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) à une opération de ratissage menée le 1er juillet 2015 contre des éléments terroristes dans les alentours de Fakola, dans le cercle de Kolondièba, en territoire du Mali. Le démenti est venu de la porte-parole de l’Onuci, Mme Kadidia Ledron.  Qui a catégoriquement nié l’information, le ratissage n’entrant nullement pas dans le mandat de l’Onuci, ni sur le territoire ivoirien, à fortiori sur le sol malien.

Faut-il rappeler que Fakola, une localité située non loin de la frontière ivoirienne au sud du Mali, a reçu, il y a quelques jours, la visite des éléments d’Ansar Eddine d’Iyad Ag Ghali. Il n’y a pas eu de pertes en vie humaine, mais les visiteurs avaient saccagé des édifices publics avant que les forces armées maliennes ne viennent reprendre le contrôle des lieux.

source :  Le Prétoire

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