Les potins de la semaine : Restriction de liberté pour les véhicules d’état : Enfin le gouvernement sonne la fin de la récréation

Le gouvernement malien a émis une directive à tous les utilisateurs des véhicules de l’Etat à garer les véhicules officiels dans leurs lieux de travail après les heures de travail.

 Monsieur Moussa Mara premier ministre pm malien

Il n’est plus permis à aucun officiel de conduire un véhicule de l’Etat hors des heures de travail et pendant  les week-ends.

 

En clair, la mesure revient à dire que ceux qui aiment profiter des largesses de l’Etat ou bien circuler à bord de ces engins pour faire leurs affaires privées ou pour influencer autrui devront désormais s’ils le désirent se servir de leurs propres engins pour faire leurs courses.

 

En somme, la mise en vigueur de l’interdiction de faire sortir les véhicules de l’Etat malien hors des heures de service pour faire le « show » sur les routes, dans les villes et dans les campagnes du pays surtout pendant les week-ends va à coup sûr faire prendre conscience à tous que ces voitures sont un bien commun et que personne ne peut s’en servir à volonté pour ses propres « business ».

 

 

Avec cette directive, la nouvelle formule pourrait se résumer en ces mots à l’Etat, ses voitures pour ses besoins et à chacun son véhicule pour ses propres affaires.

 

Cette mission de redressement économique de l’Etat va sûrement permettre de mettre fin au gaspillage. Et cela répond à un double objectif : la réduction du train de vie de l’Etat ainsi qu’une meilleure gestion du parc automobile.  Car une chose reste évidente, ces véhicules sont de plus en plus présents les week-ends et les jours fériés, à telle enseigne que l’on peut se demander si ces voitures aux plaques bleues bénéficient toutes d’une autorisation spéciale.

 

 

 

 Du rififi aux entrepôts maliens du Ghana :

Pour maintenir son frère à son poste à Hérémakono, le ministre Koumaré abroge une décision d’affectation

L’actuel ministre de l’équipement, des transports et du désenclavement a-t-il un problème de gestion de son personnel ?

 

Après la nomination d’Abdoulaye Yaya Seck comme chef de cabinet alors qu’il fait l’objet d’un audit pour sa gestion à la tête de l’Ageroute, et la tentative de faire revenir certains morts-vivants, le ministre Mamadou Hachim Koumaré vient de prendre une autre décision rien que pour favoriser un de ses frères de quartier de Ségou et non moins agent aux entrepôts du Mali au Ghana à Sikasso-Hérémakono. Une décision d’affectation du personnel avait déjà été signée et communiquée au secrétariat général du gouvernement

 

A la suite de cette décision, certains agents avaient déjà rejoint leur poste d’affectation.

 

Entre temps, le remaniement ministériel intervient et Mamadou Hachim Koumaré hérite du département de l’équipement, des transports et du désenclavement, donc du suivi et de l’application de ladite décision. Le hic est qu’un agent des entrepôts du Mali au Ghana qui est déployé à Sikasso-Hérémakono fait partie des agents concernés par la décision d’affectation. Ce monsieur est un voisin du ministre Koumaré à ségou.

 

Pour arranger ce dernier qui ne veut pas partir de Héramakono, le ministre désavoue son directeur national des transports en abrogeant purement et simplement la décision. Et aujourd’hui, à cause d’une seule personne, le service est paralysé. Ceux qui ont déjà rejoint leur poste d’affectation ne savent plus quoi faire. L’onde de choc a été ressentie jusqu’à Bamako où un grand mécontentement est perceptible dans les coins et recoins du département.

 

Après la débâcle de Kidal :

IBK veut une Minusma plus forte

La débâcle à Kidal, le 21 mai dernier, a convaincu Ibrahim Boubacar Kéita d’une chose : sans aide extérieure l’armée malienne ne parviendra pas à rétablir l’ordre au nord du Mali. Il veut donc une Minusma plus forte et plus engagée dans le rétablissement de la paix. « Les casques bleus doivent cesser d’être passifs face aux agissements des groupes armés », explique son entourage. Les Maliens devraient pouvoir compter sur le soutien des responsables français, convaincus eux aussi de la nécessité d’augmenter les effectifs (moins de 9000 hommes actuellement) et, surtout, de déployer plus largement les Casques bleus dans le nord. La diplomatie malienne a d’ailleurs entrepris de convaincre les principaux contributeurs (en troupes) de la Minusma. Si le Sénégal et le Niger sont acquis à sa cause, le Tchad par contre se montre plus réticent. Lors du sommet de la Cedeao à Accra, IBK s’est entretenu du problème avec le nigérian Goodluck Jonathan. Mais à New York, il reste encore beaucoup de monde à convaincre. « Au Conseil, certains ont été très irrités par ce qui s’est passé à Kidal », explique un haut fonctionnaire onusien, nous apprend le magazine Jeune Afrique dans sa dernière parution.

 

 

Aujourd’hui, il convient de mettre à jour cette loi qui gérait le patrimoine de l’Etat, et qui s’inscrit dans la mouvance de la bonne gouvernance. Mais cette volonté de maitriser les dépenses de l’Etat ne suppose pas seulement l’interdiction les week-ends des voitures de l’Etat. C’est aussi avoir un regard sur les salaires des travailleurs ainsi que la revalorisation du Smig.

 

Journée mondiale de l’environnement :

La Minusma part en guerre contre les sachets plastiques à Gao

Le 5 juin, les éléments de la MINUSMA à Gao ont célébré la Journée mondiale de l’environnement en présence du Gouverneur de la région, du Président du Conseil Régional, du représentant du Maire de la commune, des notables et autorités locales, et des journalistes.  Une présence massive de femmes et des éléments de l’unité de la police formée du Rwanda était remarquée.  Le thème de la célébration au niveau régional était « Participation de la MINUSMA à la gestion des déchets plastiques à Gao ».

Dans son mot de bienvenue, le représentant du Maire a souligné que des millions de sacs en plastique polluent les rues, les champs et les cours d’eau au Mali.  Il a félicité le Rwanda qui a réservé une réponse appropriée à ce fléau écologique : « Il est temps que le pays suive l’exemple du Rwanda qui a réussi à mettre en place une solution radicale : bannir les sacs en plastique définitivement du territoire national ». Espérons que la volonté politique des autorités rwandaises anime aussi celles du Mali pour engager vraiment la lutte contre les déchets plastiques.

Rassemblés par la Rédaction

 

 

SOURCE: Le Prétoire

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