Les femmes et le mois de ramadan : Durs durs les temps qui courent !

Le mois de Ramadan est un mois par comme les autres  chez les musulmans. Dans ce mois le musulman est appelé à jeûner pendant 30 jours. En arabe jeûner signifie « s’abstenir, se retenir » de tout ce qui pourrait être à l’encontre de l’islam.

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Nous remarquons que,  durant le mois de ramadan, les femmes ne sont pas en marge car elles sont plus actives. Toutes les femmes sans exception cherchent à satisfaire la famille et en grande partie le mari, dont les bénédictions sont prises en compte par le tout Puissant. Cependant, à l’approche de ce mois, la majorité  des femmes maliennes se lamentent à cause de certaines difficultés rencontrées sur le marché.

Une telle situation met la ménagère dans la tourmente. « Tout est cher », lance Kadiatou Keita, ménagère à Boulkassoumbougou. Désespérée, elle déclare ensuite, « Nous sommes fatiguées de ces augmentations sur le prix de la viande et de tout ce qui se trouve sur le marché. Je ne fais que tourner en rond, car je ne sais quoi acheter ». Abondant dans le même sujet, Issiaka Koné, un boucher, raconte : «  Je suis un vendeur de viande. Des fois ma journée est bonne, parfois non car les femmes se plaignent trop du prix qui n’a augmenté que de 150f,  soit 2250FCFA le kg au lieu de 2100 FCFA. On y peut rien et on en profite pas non plus de la situation ; c’est le coût des bœufs ».

Pour Oumou Traoré, ce mois ne doit pas être un mois pour s’enrichir du côté des commerçants, mais plutôt un mois de rabais sur les coûts des denrées de première nécessité : «  J’ai tellement de bouches à nourrir et voilà que je n’arrive pas à satisfaire mes enfants et petits enfants pendant la rupture du jeûne, le pied de salade qui coûtait de 50 fcfa est à 300 fcfa maintenant », se lamente t-elle. Quant à Awa Sanogo et Batourou Dembélé, toutes  à Boulkassoumbougou, Commune I de Bamako, leur inquiétude  ce n’est pas l’augmentation des prix mais plutôt que le gouvernement prenne au sérieux ce problème qui ne fait qu’affaiblir des familles pauvres.

En plus de l’augmentation générale, nous remarquons durant ce mois un changement vestimentaire des jeunes filles. Selon elles, le vestimentaire doit s’adapter aux besoins du moment.

Fatoumata Diarra, étudiante, affirme, « nous sommes dans un mois béni et on doit respecter ce mois. Donc je m’habille décemment.  Après, je me replongerai dans mes  sexy ».

Karidja Traoré (Stagiaire)

SOURCE: Le Guido
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