Les brèves – Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique : «Tout le monde m’attaque parce que je suis avec mon pays»

A la faveur du cadre d’échange et de réflexion organisé le samedi dernier au Cicb par un collectif de patriotes intitulé : « La main tendue », Mahmoud Dicko, Président du Haut Conseil Islamique du Mali, qui en était le parrain, n’a pas manqué de se lâcher sur les coups de gueule de certains de ses détracteurs.

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A ses dires, sa position d’être en phase avec le Mali a fait de lui l’objet de beaucoup de spéculations. «C’est normal qu’on m’attaque de partout parce que je ne suis en réalité avec personne. Je suis avec mon pays. J’ai toujours été avec mon pays dans les moments les plus difficiles. C’est ce qui m’a valu d’être à Gao quand personne n’y allait,  ainsi qu’à Kidal  sous les balles.

C’était à la recherche de la paix », a-t-il affirmé. Et d’ajouter que c’est un devoir en tant que citoyen et religieux de se battre pour qu’il y ait cette paix-là. «Je considère  cela comme une mission divine : travailler pour que la paix revienne dans mon pays. Car, Dieu a voulu qu’au moment où le pays tombe dans cette situation que je sois le président du Haut Conseil Islamique. C’est pourquoi ma position est souvent difficile», a-t-il fait remarquer.

Partant, il a estimé que  dans l’histoire des grandes nations, il y a des choses qui viennent et passent. Cette période va passer et le Mali va rester. « Nous avons été une nation avant que les autres ne le soient. Nous avons su être ensemble, Bamanans, Touaregs, Peulhs, Sonrhaïs, etc. Je crois que le Mali va réussir sa paix, sa réconciliation ainsi que son développement», a-t-il espéré.

BOUREM : Des femmes vulnérables bénéficiaient d’aide financière

Elles sont quarante cinq femmes vulnérables de Bourem, victimes de la crise qui ont bénéficié, le lundi dernier, de sommes d’argent. Ces aides varient entre 25 000F et 50 000F FCFA. Elles sont fournies par l’association Zakosseye qui œuvre en faveur de l’insertion socio-économique de ces femmes. L’association a aussi offert des poubelles aux services de l’État et au grand marché de la localité.

CRISE AU NORD DU MALI : La CMA et la Plateforme en tournée en Europe

C’est une source bien introduite qui nous l’apprend. Les groupes armés composés de la CMA et de la Plateforme envisagent d’effectuer une tournée conjointe en Europe pour mobiliser des fonds en faveur des régions meurtries du nord du Mali. La réunion préparatoire de ladite tournée a eu lieu la semaine dernière. Selon notre source, les groupes armés pensent que personne ne peut défendre leur cause mieux qu’eux-mêmes.

C’est pour cette raison qu’ils organisent cette tournée. Les fonds récoltés pendant cette tournée devra servir à la reconstruction des régions du nord et financer des activités en faveur des populations. Déjà, certains voient en cette démarche la main invisible du gouvernement pour mettre la pression sur les partenaires techniques et financiers à diligenter les montants annoncés depuis longtemps en faveur de la reconstruction du nord.

SERVICE DES URGENCES DU CHU GABRIEL TOURE : Un manque criard de personnel

Le service des urgences du CHU Gabriel Touré est l’un des services hospitaliers les plus sollicités du Mali. En moyenne, il reçoit une vingtaine de patients par jour. Mais pour le fonctionnement de ce service sauveur de vies, il n’y a que 6 médecins. Selon un responsable sanitaire de l’hôpital, il faut au minimum 16 médecins pour faire fonctionner correctement ce service.

Selon notre source, l’hôpital refuse de recruter sous prétexte de ne pas avoir les moyens de payer des médecins. Pour combler le déficit d’agents, il recrute des infirmiers qui sont payés à 4 000 F CFA par jour de garde. Or certains n’arrivent même pas à être de garde au moins pendant 8 jours dans le mois. Dans ce cas, ce sont les stagiaires et autres internes qui assurent le service en lieu et place de médecins qualifiés.

ASSEMBLEE NATIONALE : Belco BAH, un député qui crée l’insécurité routière

S’il y a un phénomène qui aggrave l’insécurité routière au Mali, c’est bien l’utilisation du téléphone portable au volant. Mais le pire, c’est quand ceux qui sont supposés donner le bon exemple en tant que législateurs commettent cette infraction. Il y a lieu de s’alarmer. C’est le cas du député élu à Ségou, Belco BAH. Le dimanche dernier, richement bien installé au volant de sa Prado immatriculée ANM-13, à Faladié, entre la station service « Dia Négoce » et le Bar restaurant «Bozo», il était collé au téléphone en pleine circulation, sans apparemment se soucier des autres usagers ou des forces de sécurité.

Il était visiblement dans une conversation très tendue avec son interlocuteur, car les gestes qu’il faisait de la main laissent croire qu’il était hors de lui. Au lieu de se garer pour faire sa communication tranquillement, pour ne pas ainsi mettre sa vie ou celle d’autrui en danger, comme le veut le Code de la route, notre « grand quelqu’un » a continué ce qu’il avait à faire. Quand ce sont les législateurs qui piétinent la loi, il y a lieu de craindre pour l’avenir du Mali. Que  Dieu veille sur les pauvres populations !

POSTE DE POLICE DE SEBENICORO : Un coup de feu sème la panique au sein des policiers

C’était une véritable débandade qui s’est produite au poste de contrôle de Sébénicoro, le vendredi dernier, vers 18h. La sentinelle, une policière, a tiré un coup de feu involontaire qui a fait fuir l’intéressée, son chef de poste et les riverains du poste de police.

Selon des témoins, l’arme en question est une nouvelle marque de Kalachnikov qu’utilisent depuis quelque temps nos forces armées et de sécurité. Elle est tellement sensible que son maniement demande beaucoup d’attention. Ainsi, notre policière aurait, par inadvertance, laissé échapper le coup de feu. Quand le détonement a ressenti, tout le monde a pris les jambes au cou. Heureusement que dans les parages, il y avait un Adjudant-chef de la garde nationale qui s’y connait pour avoir manier ce genre d’arme par le passé. Il l’a ainsi réglé avant de la remettre à son propriétaire. Il y a eu plus de peur que de mal.

EFFRONDEMENT D’UN IMMEUBLE A L’ACI 2000 : Amadou Baba Kouma perd plus de 500 millions FCFA

Le patron de Guo Star n’arrive toujours pas à comprendre ce qui lui est arrivé dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 septembre 2015. Car, son immeuble de huit étages s’est effondré comme un château de cartes, faisant un mort. Ainsi, les 500 millions FCFA que ce dernier a reçus dans l’affaire qui a opposé sa société Guo Star à l’Etat malien se sont volatilisés.

INTEGRATION ECONOMIQUE : Stones SA à la conquête du marché mauritanien

La société IBI group Mali décroche un contrat en Mauritanie. Représenté par son PDG, Ibrahima Diawara, IBI group va installer une nouvelle usine de production de chaux et de carbonate de calcium au pays d’Abdel Aziz. Cette nouvelle unité industrielle devrait desservir notamment les marchés mauritaniens et sénégalais. Les travaux sont prévus pour mai 2016 avec comme dénomination «Stones Ventura SA».

MENAKA : 11 morts dans un règlement de compte entre Dawsahak et Ibogholitane

Nouvel affrontement inter-communautaire à l’ouest de la région de Ménaka, le mardi 22 février. Un règlement de compte entre les Dawsahak et les Ibogholitane a fait suite à l’assassinat d’un chef Dawsahak. Selon Bajan Ag Hamatou, député élu à Ménaka, le bilan actuel fait état de 9 morts du côté des Dawsahak et 2 morts du côté des Ibogholitane.

POLICE NATIONALE : Le syndicat menace d’aller en grève

Après un long silence, le Syndicat de la Police nationale, dirigé par le Sergent-chef Daouda Cissé, a décidé de sortir de sa réserve. A la faveur d’une rencontre tenue samedi dernier au siège dudit syndicat sis au GMS,  il a dénoncé la lenteur constatée dans la mise en œuvre du décret 350 modifié relatif à l’application des primes et indemnités et menacé d’aller en grève si rien n’est fait avant fin mars. C’était en présence du Sergent FadialaMaïga et de plusieurs militants.

Aux dires du SG Daouda Cissé, depuis 2014, les primes et indemnités de tous les travailleurs de l’Etat ont été modifiées dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Malgré leur statut particulier, les fonctionnaires de police n’ont pas bénéficié de ces avantages. Et pourtant depuis plus de 6 mois, le dossier traine au ministère du Travail et de la Fonction publique. «Tout le monde en bénéficie sauf nous», dit-il.

Et de poursuivre : «Pendant que les autres camarades militaires se tapent 30.000 à 40.000F CFA, nous ne recevons que des miettes comme primes de logements, soit 2.000 FCFA pour les Sous-officiers, 2.250 pour les Inspecteurs et 2.750F pour les Commissaires. Depuis le 25 octobre 2015,  nous avons saisi le ministre de tutelle à travers une correspondance.

Dans un esprit de justice et d’équité, nous demandons la signature du décret des primes et indemnités prenant effet à partir du 01/01/ 2016».  Et si rien n’est fait d’ici fin mars, poursuit l’orateur, «nous allons montrer nos muscles. Déjà les militants des différents commissariats et du GMS sont dans la dynamique», a-t-il  rassuré.

 

Source: Prétoire

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