Le Président de l’Assep, Bassidiki Touré à la cérémonie d’ouverture de la formation de 80 Dirpub à Siby : « L’objet recherché, au sortir de cette session, c’est le professionnalisme dans le traitement de l’information »

La ville de Siby a servi de lieu de retranchement pour l’Association des Éditeurs de Presse Privée dans le cadre du renforcement des capacités de 80 Patrons de Presse sur l’Éthique et la Déontologie en journalisme. C’était du 28 au 29 octobre 2020.

Après le lancement du projet à Bamako en présence des ministres de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mohamed Salia Touré ; de la Communication et de l’Économie Numérique, Dr Hamadoun Touré ; le Directeur Général du FAFPA, Albashar Touré, l’Association des Éditeurs de Presse Privée, ASSEP, s’est transportée à Siby, ville située à 45 kilomètres de Bamako sur la route de la Guinée, pour les deux jours de formation à l’intention de 80 Directeurs de Publication repartis en deux vagues de 40 sur les deux jours.

A l’hôtel Kamadjan où l’activité a eu lieu, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence, en plus bénéficiaires de la formation ; les membres du bureau de l’ASSEP ; les trois formateurs : Sadou Abdoulaye Yattara, Mamadou Dabo, l’ancien ministre Manga Dembélé ; le maire Siby et le CB de la gendarmerie de Siby.

A l’entame de ses mots de bienvenus, le Maire a remercié l’ASSEP en partenariat avec le FAFPA pour le choix porté sur sa ville pour une telle activité. Il a reconnu et remercié la presse pour le rôle combien capital qu’elle joue dans la vie d’une Nation.

Quant au Président de l’Assep, dans son discours d’ouverture, il a d’abord placé l’activité dans son contexte et aussi justifié les raisons de ladite session : « Le droit à l’information et à la liberté d’expression est consacré dans plusieurs documents essentiels, notamment la Déclaration de principes sur la liberté d’expression en Afrique, la Déclaration de Windhoek pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste, la Charte africaine sur la radiodiffusion et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. », a-t-il martelé d’entrée de jeu avant de poursuivre : « Les vingt dernières années ont vu proliférer rapidement diverses initiatives dans le domaine des médias et de la communication en Afrique. Ce développement accéléré s’est accompagné de certains problèmes comme le manque de formation des journalistes et d’autres types d’insuffisances pour les associations de médias, etc. »

Selon le Président, ces remarques constituent des obstacles : « Ces problèmes ne permettent pas à plusieurs médias et les associations du même nom de remplir deux fonctions essentielles à savoir améliorer l’accès à l’information pour permettre aux citoyens ordinaires de participer aux affaires publiques et servir d’instance de contrôle public. »

« Un journaliste professionnel doit être apte à analyser de manière critique un large éventail d’activités impliquant le secteur public ou le secteur privé. Dans ce travail, le respect strict des principes basiques du métier de journaliste doit être observé de manière à ce qu’il puisse jouer toute sa partition dans le processus de construction nationale. », ajoute le Président, avant de préciser : « Il est regrettable que le manque de formation adéquate des acteurs des médias évoqué ci-dessus expliquent fondamentalement l’inobservance des règles élémentaires. Cette situation est responsable en partie des problèmes judiciaires qui ne cessent de se multiplier contre les journalistes. »

D’où, selon lui, la nécessité cette session à l’intention des patrons de presse : « C’est au regard de l’ensemble de ces constats et du premier rôle tenu par les Directeurs de publications dans les différentes rédactions, l’Association des Éditeurs de la Privée du Mali (ASSEP) inlassablement investie dans son engagement à veiller aux intérêts matériels et moraux du journalisme au Mali en l’occurrence de la presse écrite a initié une session de renforcement des capacités des patrons de la presse sur l’éthique et la déontologie du métier de journaliste. », a souligné le Président de l’ASSEP, avant de conclure en ces termes : « l’objectif général de la formation est d’apporter plus de professionnalisme dans le traitement de l’information au sein de la presse écrite. »

Durant les deux jours, les trois formateurs ont partagé avec les participants leurs expériences sur le thème.

Boubacar Yalkoué

Source: LE Pays- Mali

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