Le jeune Modibo Traoré Interpellé pour avoir défendu la préservation des lieux publics de son quartier : La communauté de Bakaribougou a marché hier pour exiger sa libération

Les populations du qaurtier Bakaribougou en commune II ont marché hier sur leur mairie et le tribunal de la commune II. Objectif : exiger la libération d’un jeune du quartier du nom de Modibo Traoré qui a été interpellé le mardi 28 par le tribunal de la commune II pour avoir démandé la préservation des espaces publics dans leur localité.

 

C’est une foule composée de jeunes, de femmes qui ont battu le pavé, tôt hier    avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire  » Liberez Modibo Traoré « , pour se rendre à la mairie et au tribunal de la commune II. C’est l’enceinte de la mairie de Bakaribougou qui a été la première destination  des marcheurs.

Selon l’un des meneurs de cette marche,  la  population en a marre des spéculateurs fonciers qui ont bradé leur espace avec la complicité de certains agents de l’Etat.

» En 2007, l’espace qui fait face à l’ambassade de Chine a été morcelé à l’insu des populations. Bien avant le morcellement, le comité de développement participatif de Bakarybougou avait demandé au maire de la commune II de réserver un espace récréatif aux jeunes. Mais à notre grande surprise, l’espace que nous convoitions et sur lequel les jeunes faisaient leur activité récréative et sportive, a été vendu «  a dénoncé un jeune manifestatant. Ce n’est pas tout, il a ajouté que les mêmes voies d’accès de leur quartier au goudron principal ont été morcelées.

Il a, en outre, regretté le fait que depuis cette époque jusqu’à nos jours les nombreuses démarches entreprises par les populations du quartier afin de tenir compte de la préservation desdits espaces sont restées  infructueuses. Et la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase a été surtout l’interpellation et la mise sous mandat de dépôt  d’un jeune, le mardi dernier, lequel est  considéré comme le meneur des  fondeurs contre l’occupation des espaces morcelés.

» Nous allons marcher jusqu’à ce que les plus hautes autorités sachent que le quartier a été spolié et qu’il merite d’être remis dans ses droits. En plus, nous exigeons la libération de notre fils arrêté car il n’est pas en train de défendre son propre intérêt mais celui de tout le quartier «  a ajouté une manifestante, la cinquantaine révolue.

Ainsi, de la mairie de Bakarybougou, les marcheuurs avec leurs pancartes se sont rendus au tribunal de la commune II du district de Bamako, situé à l’Hippodrome pour demander la libération immédiate du jeune interpellé sans succès. Sur place, à l’absence du procureur, ils sont entretenus avec son subtitut avant de rebrousser chemin, le tout sous une force escorte des forces de l’ordre et de sécurité.

K.THERA

 Source: L’Indépendant
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