Le Dr Moussa Balla écrit à « La Révélation »

Monsieur le Directeur,
Il me plait de vous inviter à publier ma réponse à l’article intitulé « Maliens du Cameroun : Quand un Consul livre son concitoyen à la vendetta » paru sous le N° 257 du vendredi 31 octobre 2014.

Moussa Balla Coulibaly consul general cameroun

J’estime que cet article porte gravement atteinte à mon honorabilité et à ma réputation (et je passe sur les injures du genre « véreux Consul »).
Aussi, sans m’étendre sur les incohérences monstrueuses qui parsèment l’article, voudrais-je porter à votre connaissance et à celle de vos lecteurs les remarques suivantes :

  1. Mon nom est DIAKITE et pas BERTHE;
  2. L’exportation de ferraille dont est accusé Mr TOLO est interdite et sévèrement punie au Cameroun, contrairement aux allégations de « business légal », par Arrêté N°0000237/MIMIDT/CAB du 19 juillet 2008(MIMIDT=Ministère des Industries, des Mines et du Développement Technologique). Tous les maliens qui évoluent dans ce secteur le savent pertinemment. Mieux, j’ai rencontré plusieurs d’entre eux dans mon bureau pour attirer leur attention là-dessus (M. KONATE dit Grand KONATE l’un des principaux intervenants dans ce secteur d’activité, peut bien en témoigner). Qu’à cela ne tienne, lorsque M. Issiaka TOLO a été interpellé,
  • le Consulat l’a assisté au niveau de la Gendarmerie à Douala ;
  • Ce fut encore le cas lorsqu’il a été déféré en prison à Yaoundé à 250 km de Douala. Je me suis déplacé personnellement dans la prison de Yaoundé ;
  • J’ai pris l’initiative de recevoir à 2 reprises son avocat dans mon bureau;
  1. Contrairement à vos allégations, le Consulat Général n’a jamais été en location dans une maison de Monsieur TOLO, à fortiori lui devoir des loyers en retard ;
  2. Je n’ai rencontré aucune personne, encore moins la Douane pour soi-disant tenter de sortir le conteneur incriminé. Je vous mets donc au défi de citer un seul témoin de vos propos ;
  3. Le conteneur litigieux appartient bien à Monsieur TOLO. Je n’en dirai pas plus pour le bien de l’intéressé;
  4. Pour vérifier mes propos, je me permets de donner les contacts de quelques personnes de foi (elles voudront bien m’excuser de dévoiler ici leurs contacts) :
  • le Président du Conseil de Base des Maliens de Yaoundé, M. Sidaly YOUBA: 00237 77400911;
  • le Président du Conseil de Base des Maliens de Douala et du Cameroun, Docteur Bassirou DIARRA: 00237 99873276;
  • le Vice-président des Maliens du Cameroun, M. Seydou COULIBALY : 00237 99827411 ;
  • l’Imam de la mosquée des Maliens, M. Amara SOUMARE: 00237 99981357;
  • le Président de la Jeunesse malienne à Yaoundé, Mr Mamadou TOURE: 00237 77777449.
  • L’avocat de M. l’intéressé, Maître Mohamad Al Amine Abdoulaye : 00237 33012630 et 00237 22099658, e-mail : [email protected]
  1. Enfin, pour l’éclatement de la vérité, je mets à la disposition du journal un enregistrement sonore d’une conversation que j’ai eu ce matin avec l’intéressé lui-même (M. Issaka TOLO). Cette conversation d’une vingtaine de minutes que ‘’La Rédaction’’ du journal a eu l’occasion d’écouter intégralement cet après-midi, pourra, je l’espère, permettre à chacun d’asseoir une fois pour toute sa religion.

Monsieur le Directeur de Publication, pour cette fois-ci je me contenterai bien volontiers de l’insertion du présent droit de réponse dans votre prochaine parution et d’exiger des excuses publiques pour le tort subi. Cela, parce qu’ayant été un acteur de premier plan (parmi tant d’autres) dans la lutte pour l’avènement de la démocratie et l’émergence d’une presse libre, indépendante et plurielle dans notre pays, je ne me sens pas l’âme d’emmener (j’espère ne jamais avoir à le faire) un journal et de jeunes journalistes qui cherchent certainement encore leurs voies, devant les juridictions.
Par ailleurs, je vous demande d’aider les Ambassadeurs et Consuls Généraux que nous sommes, à faire prendre conscience à certains de nos concitoyens installés et menant des activités dans les différents pays d’accueil, de la nécessité et de l’importance absolues du respect des lois, règlements et des us et coutumes desdits pays. Nous sommes à ces postes d’ambassadeurs et Consuls pour défendre et préserver, à tout prix, les intérêts du Mali et des Maliens de l’Extérieur. Il y va de notre honneur et de celui de notre pays.
Enfin, je voudrais vous inviter sans prétention aucune, à faire montre d’un minimum indispensable de rigueur morale et professionnelle, pour ne pas souiller gratuitement l’honneur d’agents de l’Etat qui sont dévoués corps et âme au service de leurs concitoyens et de leur pays.

Cordialement !

Douala, le 04 novembre 2014.

 

Dr Moussa Balla DIAKITE, Ancien Ministre, Consul Général du Mali à Douala (Cameroun).

Notre Commentaire

 

Tel que vous le voyez, La Révélation qui n’est là que pour informer, a dû recevoir les informations telles qu’elle les a rapportées.

Dans votre droit de réponse, vous vous éclaircissez comme vous en avez le droit.

Et, nous ne pouvons, à cet effet vous le priver.

Malgré tout, de la discussion, jaillit la lumière et nous ne pouvons que vous encourager à mieux protéger encore, les droits et intérêts de vos concitoyens, conformément à la loi.

Sans nous étendre, nous vous disons bon courage !

SOURCE: La Révélation  du   8 nov 2014.
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