La marche contre la France et la Minusma est la bienvenue !

Le mouvement ‘’Waticera’’ a donné le ton le jeudi 3 août 2017 dernier, pour demander l’expulsion des forces françaises du Mali. Les raisons sont évidentes, car la France sur la demande du Président de la transition le Pr Dioncounda Traoré est intervenue au moment où, les terroristes étaient aux portes de Konan et de Mopti. C’était le 11 janvier 2013 dans le cadre de l’opération « SERVAL ». En récompense un régime d’exception a été accordé à la France lors de son offensive contre les groupes djihadistes en avant poste. « Serval », au bout de deux semaines a fait le boulot sans l’essentiel qui est la récupération de la ville de Kidal, jadis aux mains du MNLA qui a été chassé par les terroristes. Arrivé à Anéfis, les forces françaises ont contraint les FAMAS à ne pas dépasser cette ville au risque de se faire bombarder par les hélicoptères ‘’Tigre’’.

manifestation marche ambassade france population rassemblement tarata woule

Le pauvre a toujours tort. Les FAMAS se sont pliées à cette décision. Ensuite  « Serval » a chassé le MUJAO qui occupait Kidal, pour ramener le MNLA qui a proclamé l’indépendance de l’Azawad. C’est après une forte protestation de la Communauté Internationale contre cette attitude soutenue par la France, qu’elle a décidé de ne pas reconnaitre la dite indépendance. Hollande avait entre temps dit à Dioncounda qu’il ne laissera pas les FAMAS, prendre Kidal par la force, qu’il fallait engager des pourparlers.

Quelques mois après soit une année et demie, « Serval » a été remplacé par « Barkhane ». Tous ces noms sont relatifs à des petits carnivores du désert. La France a profité pour signer un nouvel accord entre elle et le Mali pour s’installer définitivement et contrôler le nord du Mali, pour pouvoir  surveiller le sud Algérien riche en hydrocarbure. De cette date à maintenant, les maliens se sont interrogés sur les motivations réelles du régime socialiste français à travers cet accord de juillet 2014.

Cet accord selon la majorité des observateurs avait pour but de protéger les rebelles touaregs, permettant ainsi de lier l’avenir du Mali à cette question touareg. Toute chose qui a contribué à renforcer la volonté des touaregs à en imposer à l’Etat malien afin d’obtenir à défaut d’une indépendance, une autonomie très large. Cette initiative est soutenue par le Président IBK qui est accusé par ses adversaires politiques d’avoir promis l’autonomie de Kidal contre un soutien politique français pour devenir président de la République du Mali.

Les Nations-Unies arrivées au départ avec une  bonne intention pour rétablir l’unité du Mali, c’est ce que le peuple  d’ailleurs croyait effectivement, ont adopté le 25avril 2013, la résolution 2 100 qui mandatait les forces onusiennes à aider les autorités de transition à stabiliser le pays et à appliquer la feuille de route pour la transition. La France a profité de cette résolution dans le but de maitriser tout le processus de sortie de crise au Mali pour placer tous ses pions dans le circuit de décision du début à la fin.

C’est ainsi que M. HERVE LADSOUS, a été placé  au poste stratégique de  chef de mission de  maintien de la  paix. Sa vraie face  a été découverte le 15 mai 2015 lors de la cérémonie de signature de l’Accord. Il était chargé de tromper et escroqué sur marchandise, par rapport aux intentions réelles de la France, restées toujours immuables depuis l’indépendance du Mali et même bien avant et pendant la courte vie de la Fédération du Mali.

Gérard Arnaud, représentant de la France au Conseil de Sécurité était également une autre taupe pour réaliser l’indépendance de l’AZAWAD. C’est lui qui était le concepteur des résolutions contradictoires et floues aux Nations-Unies sur le Mali.Il y a aussi Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères chargé de coordonner et d’expliquer les positions floues de la France sur la résolution de la crise malienne.

Egalement à la tâche Yves LE DRIAN, l’homme à la grosse tête, très prompte à élaborer des plans secrets de guerre contre l’armée malienne comme ce fût le cas le 21 mai 2014 à Kidal. Les guerres secrètes contre l’armée malienne ont été mises en application par le Général Thibault qui à l’époque était le chef d’état-major adjoint de la MINUSMA.Un sixième français était au cœur du système il s’agit du représentant de l’Union Européenne pour le Sahel en la personne de Reveyrand DE MENCHON ancien ambassadeur de la France au Mali, ramené de toute urgence pour les besoins de la cause.

Et François HOLLANDE lui-même. Tantôt, il criait sur tous les toits qu’il tenait à l’unité et à la laïcité du Mali, et en même temps dans son entretien téléphonique avec le président I.B.K, il disait en terme clair qu’il souhaite que les pourparlers d’Alger aboutissent rapidement.Où est l’unicité du Mali lorsque Yves LE DRIAN venu deux jours après la signature de l’Accord du 15 juin 2015 disait dans son interview que le sud et le nord ont essayé de vivre ensemble mais que cela n’a pas été possible. Il fallait selon lui une autre forme de gouvernance pour conforter le vivre ensemble. Malheureusement cette forme de gouvernance a pris la forme de deux républiques : celle de l’AZAWAD et de la nouvelle république du Mali.

L’Armée française n’a jamais caché que son allié est le MNLA. Face à ce péril, la gouvernance malienne a fait semblant de ne se douter de rien.

Le 25 juin 2014, le mandat de la Minusma a été prorogé pour une année supplémentaire par la résolution 2164 avec comme tâches prioritaires la stabilisation, la sécurité, et la protection des civils et surtout le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays. Les maliens aussi bien que la Communauté Internationale ont qualifié cette résolution de robuste. La Minusma a été dotée d’avions de combat et d’engins lourds pour les besoins de la cause. Sur le terrain, cette résolution 2164, n’a pas eu d’impact positif souhaité.

Les tueries de civils hostiles à la présence du MNLA ont continué de plus belle. Le nord a continué à être interdit à l’autorité centrale de Bamako. Une autre résolution la  2227 votée en 2015, a été essentiellement axée sur la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. L’élaboration de cet accord d’octobre à mars 2015 a été pilotée par la France qui est en première ligne et l’Algérie en deuxième ligne. Toute chose qui a permis à la France d’en imposer aux maliens avec la complicité du Président IBK. En effet IBK a rejeté les 13 pages d’observations formulées sur ledit accord, excluant du coup le peuple malien de cet accord.

Deux ans après sa signature  l’accord tant vantée à dessein par la France, la Communauté Internationale et les autorités maliennes est devenu  inapplicable. Le peuple meurtri du Mali ne fait que subir les désirata des rebelles touareg, toujours appuyés par la France, malgré que le mandat autorisant la Minusma à utiliser toute sa capacité dans la limite de ses moyens pour contrer toutes les parties à appliquer les termes de l’accord pour la paix. La France était toujours là pour empêcher la Minusma d’agir pour l’intérêt du peuple malien. C’est dans ces conditions qu’une autre résolution, la 2295 de 2016 a été votée.

Cette résolution autorisait la Minusma à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat dans un élan de proactivité et de robustesse, notamment, le rétablissement et l’extension progressifs de l’autorité de l’Etat. La quatrième résolution dont le numéro est 2364 fixait le nombre d’éléments des forces onusiennes à 13 289 militaires et 1 290 policiers. Elle devait permettre à la Minusma d’appuyer toujours la mise en œuvre de l’accord, notamment le rétablissement et l’extension de l’autorité progressive de l’autorité de l’Etat. La France était encore là pour empêcher la mise en œuvre de ces résolutions.

Avant d’aller au-delà de la mise en place des autorités intérimaires, la France est soupçonnée d’avoir conseillé aux rebelles d’attendre patiemment que le texte référendaire définisse clairement la sauce à laquelle Kidal sera mangé dans la nouvelle constitution, laquelle reste toujours contestée par la majeure partie du peuple. Comme on peut le constater, la France joue le jeu de ces intérêts économiques, stratégiques et sécuritaires et pour ce faire il faut empêcher la Minusma  d’agir dans l’intérêt du Mali.

L’association ‘’Waticera’’ ayant fait le constat de ce double jeux de la France et de la Minusma a organisé  une marche de protestation contre les attitudes trompeuses de la France et de la Minusma. Réellement en faisant le bilan de leur séjour au Mali, on se rend compte qu’effectivement, la France a couvert dans ledit accord, les groupes armés qui ne respectent pas les décisions issues de l’accord. Ces forces pourront faire cent ans au Mali, la situation ne fera qu’empirer. Déjà les terroristes ont traversé toutes les régions du nord pour se retrouver au centre du pays, alors qu’elles ont des moyens sophistiqués de surveillance.

Cette force terroriste au centre du Mali dispose de missile sol-air, de BRDM, de lance-rocket, des véhicules équipés de fusil d’assaut. Elle est entrainée par des hommes blancs. Ce sont-ils des français qui entrainent ces djihadistes au centre du pays, même si c’est vrai que tout homme blanc n’est pas forcement français, mais il sied qu’à même de se poser la question. Les cas du Tchad avec Goukouni Wadeye et Hussein Habré, et même Idriss Deby nous renseignent et nous enseignent. Donc l’association ‘’Waticera’’ est bien dans son rôle de demander le départ des forces françaises et de la Minusma du sol sacré du Mali.

Badou S KOBA

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *