A la découverte d’un métier : Cirer pour gagner sa vie

Ils sont nombreux ces jeunes qui parcourent les rues et ruelles de Bamako pour cirer des chaussures. Loin d’un simple plaisir, le cirage de chaussures constitue aujourd’hui un métier de survie pour certains Bamakois.

petits cireurs chaussures

La ville de Bamako est envahie par de jeunes adolescents venus de partout et qui ont choisi comme métier de cirer les chaussures. Ils se promènent partout à la recherche de la clientèle.

Généralement munis d’une matière première, notamment le cirage et un sac contenant d’autres matériels, le cireur prend son bâton de pèlerin à la recherche du pain précieux. «Dans mon sac, j’ai plusieurs modèles de cirage. Le premier est de 500Fcfa (kiwi) et le 2e 200f (Lude), et également une autre qualité sous forme de tube qui donne plus de brillance aux chaussures…», explique Yaya Sacko, un jeune soninké.

Et d’ajouter que la paire de chaussures est cirée à 50Fcfa avec le kiwi et le Lude. Selon le jeune Sacko, la marque Lude n’est pas très utilisée par les cireurs ordinaires. «J’utilise généralement celui de 200f puisque ça rapporte beaucoup», nous indique Sidi Yaya Sacko.

Ces petits cireurs venus de partout visent chacun son objectif. À en croire notre interlocuteur, non seulement il cire pour se nourrir, mais aussi pour satisfaire ses petits besoins. «C’est pendant les vacances scolaires que je cire les chaussures», affirme le jeune Mahamadou Magassa, un élève de la 7e année. Pour lui, le métier rapporte quelque chose.

Malgré leur courage et leur détermination, les jeunes cireurs ont aussi des petites difficultés. «Nous sommes victimes parfois d’actes de banditisme. D’autres refusent même de nous payer», explique un petit jeune adolescent de 13 ans, ajoutant d’autres cas à la longue liste des difficultés.

Fatoumata Sogoba, stagiaire

Source: Le Débat

 

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