Kati: l’élue Koné Kadia Cissé dénonce un blocus sauvage

Depuis le vendredi, l’inaccessibilité de la route de Kayes devient un obstacle pour les usagers. Les cas mort-hommes ont été constatés sur cette voix pour faute d’accès à la route durant ces temps de blocus. Pour plus de témoignage, nous avons rencontré pour vous, Mme Koné Kadia Cissé, conseillère municipale à la mairie de Kita qui a vécu des cas à l’entrée de la ville de Kati en venant à Bamako.

Cette internationale route qui lie notre pays et le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie et même le Maroc devient impraticable. Ces derniers temps, la dégradation de cette route fâche les jeunes de Kati, de Kolokani, de Didiéni, de Diéma et même de Kita d’où le barricade la voix. En effet, les jeunes de Kati sont plus que jamais à manifester leur indignation jusqu’au démarrage des travaux de la réhabilitation de cette route. Au niveau de Kati, les jeunes réunis au sein du Mouvement « Sirako » se sont mobilisés, ce week-end pour barricader la voie très pratiquée au Mali.
Dans ses détailles, Koné Kadia Cissé, conseillère municipale à la mairie de Kita a fait savoir que l’initiative de ce blocus a été salué par tous, parce qu’il était question d’une journée de manifestation. Mais elle a déploré le fait que la manifestation s’étende sur la durée (5 jours) paralysant ainsi les usagers. Selon la conseillère municipale de Kati, l’Etat a trop négligé ce problème. Ce qui dénote certainement son peu d’égard pour les usagers de cette voie malgré apport économique inestimable.
Selon Mme Koné Kadia Cissé, dans un Etat sérieux, on doit quand même prendre en considération une route qui contribue à hauteur de plusieurs dizaines de milliards à l’économie nationale. Elle a rappelé que depuis 2018, l’Etat n’a fait qu’amadouer les usagers en bitumant quelques kilomètres de cette route. C’est la raison pour laquelle, dit-elle, il est difficile de reprocher quelque chose au mouvement des jeunes ‘’Sirako de Kati’’ sauf que les dispositions n’étaient pas prises cette foi-ci pour les cas urgents (malade et décès).
Pour la conseillère municipale de Kati, cette opération de blocus de la Kayes a été très sauvage, au regard des calvaires vécus par les usagers, à l’entrée de Kati. Les initiateurs de ce blocus, à savoir le mouvement des jeunes ‘’Sirako’’ de Kati n’ont même pas voulu donner l’accès aux malades et même les dépouilles venant de Kita.
Pour preuve, selon Mme Kadia Cissé, dans un véhicule de neuf places, samedi dernier, en provenance de Kita, il y avait un vieux Sarakolé malade qui venait à Bamako pour des soins médicaux accompagné de ses fils. Mme Koné a témoigné qu’à l’entrée de la ville de Kati, le vieux a finalement rendu l’âme. Parce que les organisateurs de ce blocus ont catégoriquement refusé de lui céder la route. Si le vieux Sarakolé avait eu accès pour se rendre à Bamako, il allait pu être sauvé peut-être. A cela s’ajoute, selon Mme Kadia Cissé, le décès d’une autre dame malade qui quittait Kayes pour des soins médicaux à Bamako dans la nuit du même samedi.
Le Dr José Coulibaly de Kita, qui partait à Kita avec ses vaccins, a été arrêté par les manifestants à Kati pendant des heures, a-t-elle dénoncé. Aussi, entre Samedi et dimanche, les manifestants ont tenté de bloquer les corps de quatre agents eaux-et-forets. Parlants de Kita, la conseillère municipale a fait savoir que ce blocage paralyse totalement cette ville. Parce que tout ce qu’on vend à Kita vient de Bamako, à part l’arachide, a-t-elle ironisé.
En tout cas, Mme Koné Kadia Cissé propose prochainement aux jeunes d’ajouter à leurs doléances le non-paiement des péages et divers frais au niveau des points des contrôles routiers. Ces dispositions pourront interpeler le gouvernement s’il n’y a pas eu de mobilisation de ressources. Elle a conseillé au président du mouvement des jeunes Sirako de Kati de sursoir au Mouvement et d’éviter que des individus malintentionnés ne récupèrent leur mouvement.
Enfin, Kadia Cissé a invité le Premier ministre à trouver rapidement une solution rapide à ce problème avant qu’il ne soit un soulèvement populaire.

PAR SABA BALLO

Source: info-matin

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