Réunion à huis clos des magistrats à Bamako, suite à l’arrestation de six de leurs collègues

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Les responsables et militants de trois syndicats de la magistrature ont tenu mercredi à Bamako une Assemblée générale suite à la récente arrestation de 4 magistrats, un greffier et un clerc de justice

Les différents syndicalistes ont décidé de la mise en place d’un cadre de concertation en vue de rencontrer le ministre malien de la Justice, Me Mohamed Ali Bathily, a-t-on appris ce jour à l’issue de la rencontre.

L’assemblée générale en question tenue dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako a réuni les responsables et militants du Syndicat libre de la magistrature (SYLIMA), du Syndicat autonome de la magistrature (SAM) et du Syndicat des greffiers (SYNAG), a indiqué une source judiciaire.

Parmi les participants à cette Assemblée tenue à huis clos, on notait la présence de l’ancien ministre malien de la Justice pendant la transition, Hamèye Founé du SYLIMA, l’ancien et l’actuel secrétaires généraux du SAM ainsi que le Procureur général près la cour d’appel de Bamako, Daniel Téssougué en sa qualité de militant, a ajouté la même source.

Pour “protester” contre l’arrestation de leurs collègues, “lors de la rencontre, un magistrat a proposé que les différents corps (concernés, dlr) aillent en grève, mais finalement c’est l’idée de mettre en place d’abord un cadre de concertation en vue de rencontre le ministre de la Justice qui a germé (..)”, a précisé la même source. Pour rappel, la tenue de cette rencontre a été annoncée par un journal hebdomadaire local “le Matin”. Selon ce journal, “l’objectif des juges des différents syndicats est : défendre coûte que coûte leurs confrères incarcérés pour des pratiques condamnables, indignes d’un magistrat”.

Auparavant, le ministre malien de la Justice avait expliqué à la télévision nationale (ORTM) que ces magistrats ont été arrêtés pour des faits qui leur sont reprochés par des justiciables maliens. Il s’agit selon lui des “faits liés notamment à l’encaissement illicite d’argent”. En la matière, dit-il, “dès que la somme dépasse un montant de 50.000 FCFA, une action doit être menée (..)”. Le ministre malien de la Justice avait cependant ajouté que ces magistrats qui sont mis sous mandat de dépôt bénéficient de la présomption d’innocence comme tout citoyen malien.

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