Rapport 2014 d’Amnesty International sur le Mali : Des violations des Droits Humains dénoncées

« Les mineurs accusés d’être des membres de groupes armés dans le cadre du conflit qui perdure au Mali croupissent dans des prisons pour adultes, en violation des droits de l’homme ».

Amnesty international

 

 

 

C’est  Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 21 août 2014 qui a fait ce constat.

C’était à la faveur d’une conférence de presse qui a eu lieu le 21 août 2014 au siège d’Amnesty International-Mali.

La rencontre a été animée par Saloum Traoré  Directeur exécutif d’Amnesty International et Abba Touré Coordinateur, chargé des armes légères.

Des représentants de l’Ambassadeur du Nigéria, de l’ODHP et de nombreux invités  étaient également présents au rendez- vous.

Intitulé « Mali : Halte aux violations persistantes des droits Humains par toutes les parties au conflit ! », le document présente les conclusions d’une mission de recherche visant à évaluer la situation des droits humains dans notre pays.

En effet, le présent rapport se fonde sur une mission d’enquête sur le terrain effectuée au Mali dans la première quinzaine de juin 2014.

L’enquête a porté sur les violations des droits humains commis à la suite des affrontements survenus en mai 2014 à Kidal, sur les conditions de détention des personnes arrêtées dans le cadre du conflit et sur l’incarcération de mineurs avec des adultes.

« Les mineurs paient un lourd tribut dans ce conflit. Certains d’entre eux, âgés de 16 ans seulement, sont recrutés comme enfants soldats et ceux qui sont accusés d’appartenir à des groupes armés sont enfermés avec des adultes, sans pouvoir consulter un avocat, ni recevoir de visites de leurs famille », a souligné  Gaetan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, dans le rapport.

Par ailleurs, le rapport d’Amnesty International met en lumière des éléments attestant des cas de mort en détention, après les affrontements qui ont eu lieu en mai 2014 à Kidal et les violences infligées à la population civile par les groupes armés, notamment le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Asawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Asawad (MAA).

Ainsi, l’organisation demande que des enquêtes approfondies, impartiales et efficaces soient menées dans les meilleurs délais sur toutes allégations de crimes de droit international, et que les auteurs présumés de ces actes soient traduits en justice dans le cadre de procès équitables.

« Il est temps que les autorités maliennes cessent de bafouer les droits humains. Quant aux groupes armés qui contrôlent le nord du pays, ils doivent mettre fin aux enlèvements et aux homicides intentionnels visant des civils, ainsi qu’aux prises d’otages » a conclu Gaeton Mootoo, dans le document.

 

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