Perpétuité pour Salim Sanogo accusé de vol qualifié, détention illégale d’arme à feu…

Bamako, 22 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’Assises de Bamako ont condamné, lors de la dernière session d’Assises, Salim Sanogo à la réclusion à perpétuité pour association de malfaiteurs, vol qualifié et ddétention illégale d’arme à feu, a appris l’AMAP.

En 2016, Salim et sa clique opéraient dans les secteurs de la Commune I du district de Bamako. Plus précisément, dans la nuit du 21 au 22 avril, six individus s’introduisirent par le mur, dans l’hôtel ‘Siècle’,à Quinzambougou, après la fermeture de l’établissement. Sous la menace d’une arme à feu, ils obligèrent la gérante à leur indiquer la caisse.

Au cours de l’opération, un employé, posté sur le toit, parvint à donner l’alerte. Ainsi, les policiers de l’arrondissement le plus proche furent dépêchés sur les lieux. Ils trouvèrent que les malfrats s’étaient retirés, après s’être emparés d’une importante somme d’argent. Ils poursuivirent les voleurs et échangèrent des tirs avec eux.

A l’issue de cet affrontement, un délinquant et le sergent-chef furent atteints par des balles. L’appréhension et l’interpellation du malfrat blessé isolé permirent de l’identifier sous le nom de Cheick Oumar Keïta dit “Kaou”et de retrouver le reste de la bande à savoir : Soumaila Daou dit “Bakara”, Seydou Diop, Salim Sanogo dit “Député”, Bourama Touré dit “Boura”, Madou Koné dit “Poulo.

Les deux hommes succombèrent, des suites de leurs blessures.

Le 22 février 2017, au cours d’un contrôle, au check-point de Sébénicoro, Salim Sanogo fut interpellé, en possession d’une arme à feu, de cartes de recharge téléphoniques et de cartouches de cigarettes.

A la barre, contre toute évidence, il a nié les faits. Face aux salves de questions des jurés, l’inculpé a fini par reconnaitre les faits de “vol qualifié”. Il avoua avoir volé quatre cartouches de cigarettes, des cartes de recharge et une somme de 50.000 Fcfa à Médina-Coura.

Le Parquet requiert de retenir les faits contre l’accusé, sans le bénéfice de circonstances atténuantes. « Car, selon lui, la Cour a devant elle, un élément d’un gang très dangereux qui ne recule devant rien ».

Les avocats de l’accusé ont repliqué qu’il y a trop de zones d’incohérence dans le dossier incriminant leur client. De ce fait, ils ont imploré la clémence de la Cour pour le vol du boutiquier, mais pas pour l’attaque du restaurant et le meurtre du policier.

Les jurés, après délibération, ont reconnu l’inculpé coupable des faits d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de détention illégale d’arme à feu mais pas du meurtre du policier. Ils l’ont condamné à la réclusion à perpétuité sans circonstances atténuantes et au paiement 250.000 Fcfa de dommages et intérêts pour les deux victimes.

YD/OD/MD (AMAP)

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