Jugé pour “association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat et actes de terrorisme”Issoufi Isiaka condamné par contumace à la réclusion à perpétuité

La Cour d’assises de Bamako siégeant sur l’affaire « association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat et actes de terrorisme » a condamné par contumace Issoufi Isiaka Maïga, un ancien interprète et portier de MUJAO à la réclusion à perpétuité et au paiement de 10 millions de F CFA.

Selon nos informations,  il résulte des faits que courant 2012, suite à l’occupation de la ville de Gao par des groupes armés terroristes, Issoufi Issiaka Maïga adhérait au MUJAO, basé au commissariat de la ville de Gao durant toute la période de l’occupation. Il assurait les fonctions d’interprète et de portier au service de cette organisation, tout en détenant un fusil Kalachnikov. Au moment de la reconquête, il suivait ses compagnons du MUJAO dans leur fuite. Las de cette vie de traque et de risques énormes, il décida de se rendre aux autorités. C’est ainsi qu’il se présenta à son oncle installé à Hama Kouladji, lequel le mit en rapport avec le premier conseiller du Maire de la localité.

A deux, ils se rendirent à la gendarmerie où Issoufi Issiaka expliqua aux autorités avoir rejoint le groupe MUJAO par  reconnaissance  pour lui avoir offert une activité rémunérée vis-à-vis de cette organisation et, par sa volonté d’aider et protéger la population contre les atrocités qu’elle subissait de la part du MNLA.

Considérant que l’inculpé a reconnu les faits à lui reprochés. (Il a même souligné qu’effectivement il a adhéré au MUJAO durant l’occupation de la ville de Gao). Qu’à cette période il détenait une arme de guerre (fusil Kalachnikov) sans être militaire et sans la moindre autorisation; que la détention volontaire de cette arme participait de sa volonté d’aider des combattants du MUJAO à se substituer aux autorités légales du Mali.

Que, durant cette occupation, des actes de terreur et d’intimidation ont été commis à l’encontre des populations, notamment des amputations et flagellations auxquelles l’inculpé s’est associé et y a pris une part active sans contrainte et en pleine connaissance de cause, en abandonnant son métier de vendeur de poulets au marché pour rejoindre des puissances ennemies dont le dessein était de s’attaquer aux personnes et à leurs biens et de porter atteinte à l’intégrité du territoire malien.

Considérant que ces faits sont prévus et punis par les dispositions des articles 37, 38, 41 et 175 du code pénal et vu les dispositions de l’article 231 du code de procédure pénale, la Cour, dans sa sagacité, a condamné par contumace Issoufi Isiaka Maïga à la peine de réclusion à perpétuité et au paiement de 10 millions de F CFA.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *