Assises de Bamako : accusé d’association de malfaiteurs et tentative de vol : Seydou Diop écope 5 ans de prison ferme !

L’accusé Seydou Diop a connu son sort, le vendredi 29 mai, devant la Cour d’assises de Bamako. Une audience présidée par le juge Léon Niangaly, un conseiller à la Cour d’Appel de Bamako sous la poursuite à charge, assurée par le substitut général Santigui Traoré. L’accusé dont la défense était assuré par Me Issiaka Balla Traoré, avocat à la Cour a été reconnu coupable des faits d’association de malfaiteurs et tentative de vol. Au titre de la répression, il a été condamné à 5 ans d’emprisonnement ferme. Une sorte de clémence en sa faveur car, le représentant du Parquet avait requis la peine de 10 ans ferme  en son encontre.

Les faits remontent au 9 octobre 2013 dans le quartier de Quinzambougou, où nuitamment, l’accusé Seydou Diop et son  ami Seydou Diarra faisaient des opérations de vol armé sur une moto Djakarta avec guet-apens. Ce jour là, dans leur camouflage, ils furent surpris par les habitants avant d’être appréhendés. C’est dans ces circonstances que le moins chanceux de la bande, le nommé Seydou Diarra a fait face au procès de la justice populaire, soldé par la vindicte publique, sur coup de  lynchage. Quant à Seydou Diop, il fut extrait de ce procès non orthodoxe  par les éléments de la Police du 3èmeArrondissement, une procédure qui s’est achevée devant la Cour D’assises, le vendredi dernier.

Contrairement à l’enquête préliminaire comme devant le magistrat instructeur en première instance, à la barre, Seydou Diop a nié en bloc les faits qui  lui sont reprochés, tentant pouvoir se soustraire de la culpabilité de ces faits qualifiés de graves par le code pénal. Quand bien même qu’il ressort du dossier d’instruction que les deux membres de la bande sont reconnus et fichés dans les archives de la justice malienne.

Bondissant sur ce dernier détail, son Avocat, Me Issiaka Balla Traoré, soutenait devant la Cour que le ministère public qui poursuit l’accusé n’a pas pu apporter de preuves concrètes prouvant que l’accusé faisait l’objet d’une condamnation antérieure. ‘est pourquoi il a demandé à la Cour de tenir compte de sa situation familiale, père de famille et orphelin de mère pour lui accorder le bénéfice du contrôle judiciaire, ou, à défaut, les circonstances atténuantes. Mais la Cour a déclaré l’accusé coupable des faits en le condamnant à 5 ans de prison malgré la réquisition du ministère public qui avait requis la peine de 10 ans.

D. KOURIBA

 

Source: Tjikan

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