Accusé de “trafic international de drogue à haut risque, fabrication, émission, distribution et importation de signes monétaires contrefaits, exercice illégal de la profession de pharmacien, usurpation de titre ou de fonction” Karim Coulibaly écope de 2 ans d’emprisonnement ferme

La Cour d’assises a reconnu Karim Coulibaly coupable de « trafic international de drogue à haut risque, fabrication, émission, de la profession de pharmacien, usurpation de titre ou de fonction » et l’a condamné à deux ans  d’emprisonnement ferme et au paiement d’un million de FCFA

Selon les informations, c’est à la suite à d’une dénonciation anonyme que le commissariat de police du 5ème arrondissement du District de Bamako procédait à l’interpellation de nommé Karim Coulibaly, employé de commerce au marché Dabanani de Bamako, devant son domicilie sis au quartier Banconi qu’elle soupçonnait de faits de trafic international de drogue à haut risque, de fabrication, émission, distribution et importation de signes monétaires contrefaits et d’exercice illégal de profession de pharmacien. Une perquisition menée dans son magasin audit marché permettra d’y découvrir 211 briques d’herbe de cannabis, 27.849.000 FCFA en coupures de dix mille, cinq mille et deux mille francs ainsi que celle de mille trois cent Euros en billets de banque, tous contrefaits.

La même opération a mis au jour beaucoup de produits pharmaceutiques prohibés, du Tramadol 120mg, entre autres. C’est ainsi que le sera suspect présenté au parquet du Pôle Judiciaire Spécialisé et des poursuites engagées aboutiront  à son inculpation pour les faits « de trafic international de drogue à haut risque, fabrication, émission, distribution, importation de signes monétaires contrefaits et exercice illégal de la profession de pharmacien »respectivement sur la base des dispositions de l’article 95 de la loi n°01-078 du 18 juillet 2001 portant sur le contrôle des drogues et précurseurs en République du Mali, des articles 86 alinéa 1 et 89 du Code Pénal, de ceux 60 et 61 de la loi n°86-36 AN-RM du 12 Avril 1986 portant institution de l’ordre national des pharmaciens et enfin, de l’article 166 du Code Pénal.

L’accusé, devant la barre, a reconnu une partie des chefs d’accusations. Il a expliqué: « Je faisais le trafic de drogue avec un  Burkinabé. C’est ainsi que j’ai acheté 211 briques. Auparavant je travaillais dans un parking moto, je gagnais peu, c’est pourquoi, je me suis engagé dans cette affaire depuis 2017. Mon fournisseur est un Burkinabé du nom de Tahirou Ouédrago. S’agissant des faux billets, je les ai achetés avec un Nigérian et les revendait à des amis Sénégalais et Burkinabé. Quant au Tramadol, je n’en suis pas propriétaire. Et je ne savais pas que c’était des médicaments contrefaits. Le vrai propriétaire a fui sans m’informer ».

Dans son réquisitoire, le ministère public a indiqué que depuis l’enquête préliminaire, Karim Coulibaly n’a pas varié dans ses déclarations. Il a donné des détails à la Cour. Mais, en tentant de brouiller d’autres pistes. Avant de solliciter la Cour de le retenir coupable des faits à lui reprochés.

Le premier avocat, qui assurait la défense de l’accusé, a plaidé coupable pour son client. Il soutiendra que son client expliqué toute l’affaire devant la barre. Et d’ajouter qu’il achetait tous les produits contrefaits : « Je me demande où est le caractère international dans ce dossier » s’est-il interrogé. Quant au deuxième avocat, il abonda dans le même sens que son confrère en demandant la clémence de la Cour.

Celle-là, dans son verdict, a prononcé deux ans de réclusion criminelle contre Karim Coulibaly et le payement d’un million de F CFA au titre des dommage et intérêts.

Oumar BARRY

Source: l’Indépendant

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