Journaliste d’investigation : Des maliens formés par les experts américains

Une vingtaine de journalistes ont suivi avec brio la formation en journalisme d’investigation le mardi 24 Mai 2016, à la Maison de la Presse. Une initiative de la Maison de la presse en partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis au Mali

journal papier presse

Ils étaient deux experts venus des Etats Unis d’Amérique, Thomas Bas et Rosemary Armao, tous deux journalistes chevronnés d’investigations à avoir partager leur expérience avec les journalistes maliens. La cérémonie s’est déroulée en présence du Chargé des Affaires de l’ambassade des Etats Unis, M Andrew Lee, du chargé à la communication, M Fané, du représentant de la Maison de la Presse, M Mahamadou Talata Maiga.

Il ressort que l’investigation est un genre de journalisme qui n’est pas trop exercé dans le monde et plus particulièrement au Mali. Et pourtant c’est ce genre de journalisme que les populations aspirent, car il  permet d’informer la population sur un certain nombre de réalité. Il permet toujours de mettre à nu quelques choses  que quelqu’un veut cacher. Mais diront, les experts, il déroge à certaines règles que le journaliste doit de respecter. D’abord, d’entrée de jeu, il n’est pas facile d’écrire sur des personnes influentes dans la société. Elles seront prêtes   à tout pour ne pas que l’article sorte. Il faut également faire face à la fiabilité,  et de l’authenticité de certaines informations avant leur publication. Selon les experts, il est aussi important de ne jamais signaler sa source qui mérite protection. A en croire Rosemary « je préfère aller en prison que de dire ma source ». D’ailleurs c’est comme cela qu’on sera un héro ou une héroïne ajoute t- elle.

Au delà de toutes ces difficultés citées ci-dessus, il est important de signaler d’autres à l’interne. Il s’agit de l’auto censure et de la censure. Si la première est la mise en œuvre préalable d’une censure que s’applique à elle-même une personne, une institution, une organisation, la  deuxième est exercée au niveau de la rédaction, entre le journaliste en question et son directeur de publication. Il arrive que le journaliste soit censuré par son chef pour une raison ou une autre. Parlant de censure, Thomas Bass pense que c’est comme un mur qui est dressé devant le journaliste qui l’empêche d’aller de l’avant. Un véritable obstacle pour le journaliste d’investigation. C’est pourquoi il  a invité les journalistes à avoir des bons chefs.

Par ailleurs Thomas pense que l’Afrique regorge des potentialités qui doivent pousser le journaliste à aller vers l’investigation. Etant donné que la liberté de la presse est garantie par l’article 4 de la constitution de 92, le journaliste doit s’investir davantage pour éclairer la lanterne de la population. Des questions pour connaitre le salaire d’un président de la République, combien gagne un ministre de la République ne doivent plus être des questions tabou.

En somme, c’est des journalistes bien imprégnés  par des astuces de l’investigation qui sont prêts à aller vers l’investigation. C’est d’ailleurs ce qu’ont souhaité les différents protagonistes de cette formation.

A.Doucouré

 

Source: La Sirène

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