« Jam Suka » : Pour la protection et le bien-être des enfants

L’atelier national pour l’élaboration du plan de mise en œuvre du Projet « Jam Suka » (le bien-être de l’enfant, en langue peulh) a ouvert mardi dernier ses travaux au Grand hôtel. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mohamed Attaher Maïga, en présence de plusieurs personnalités dont le représentant de la vice-présidente Afrique de Right To Play, Athanase Nahimana et du directeur pays de Right To Play, Amadou Diallo.

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L’objectif de la rencontre est d’élaborer le plan de mise en œuvre (PMO) du Projet « Jam Suka » avec une forte implication de tous les acteurs d’ici au 30 juin 2016. Il s’agit en outre d’actualiser les éléments de contexte du projet, définir sa stratégie d’intervention, valider la chaîne des résultats, clarifier les rôles et responsabilités des acteurs et identifier les risques potentiels.  Durant trois jours, les réflexions ont essentiellement porté sur la problématique et le système de la protection de l’enfant au Mali. Une  présentation du Projet « Jam Suka » et le rôle et responsabilités des partenaires étaient aussi inscrits à l’ordre du jour des travaux.
Le directeur pays de Right To Play, Amadou Diallo, a jugé que cette rencontre constitue le couronnement d’un processus suffisamment participatif et plein d’enseignements. Il a rappelé que son ONG a mené en juillet 2014 une évaluation des besoins de protection des enfants dans les régions de Kayes, Sikasso et de Mopti. En plus de la problématique du travail des enfants dans les mines d’or, l’étude a pu confirmer l’acuité de plusieurs phénomènes dont la mendicité, le mariage précoce, l’excision et les enfants victimes de la crise. Face à ces phénomènes, et fidèle à sa vision de créer un monde sain et sécurisé, Right To Play a sollicité et obtenu le soutien technique et financier de coopération canadienne afin de fédérer la synergie et les bonnes intentions en faveur des enfants.
« Jam Suka » ambitionne de contribuer à l’amélioration de la protection et du bien-être des enfants, particulièrement des filles. D’une enveloppe de 10 millions de dollars canadiens, il couvrira au moins 20 communes et 200 villages des régions de Kayes, Sikasso et Mopti. D’une durée de cinq ans, il est appelé à favoriser l’accroissement de l’efficacité des systèmes de protection ; le renforcement des capacités des communautés pour une meilleure protection des enfants et l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base. Amadou Diallo a assuré l’assistance que Right To Play mettra tout en œuvre afin de rendre durablement utile cet investissement du peuple canadien, ami du Mali.
De son côté, le secrétaire général du ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille Mohamed Attaher Maïga a rappelé l’une des missions essentielles de son département, à savoir la recherche du bien-être de l’enfant.
« Jam Suka » est un projet inclusif qui cible de façon spécifique les enfants exposés au travail notamment dans les sites d’orpaillage et dans l’agriculture, les enfants victimes et/ou exposés au mariage précoce et autres Violences basées sur le genre (VGB), les enfants mendiants et les enfants affectés par la crise sécuritaire.
Le représentant du ministre a surtout félicité l’ONG Right To Play pour son engagement et son abnégation dans les démarches qui ont abouti à l’approbation de ce projet par le partenaire canadien. M. Maiga a également remercié Right To Play pour son esprit de collaboration avec les services techniques du ministère de tutelle durant toutes les étapes des démarches.
Right To Play est une ONG internationale qui utilise le pouvoir transformateur du jeu et du sport pour éduquer et responsabiliser les enfants et les jeunes vivant dans des communautés les plus défavorisées du monde. Elle les aide à faire face aux défis liés à l’éducation, aux conflits et aux problèmes de santé.
A. D. SISSOKO

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