IBK chez le Chérif de Nioro : En voilà une autre scène de théâtre!

Horreur et la déception dans la politique résident dans le fait que tout est intelligible et imprévisible. Personne ne peut être sûr de l’appui et l’accompagnement de l’autre car les hommes politiques et les ‘’commerciaux religieux’’ se muent tels des serpents.

Le lundi 24 décembre 2019, IBK est parti courbé l’échine devant une personnalité, qui en principe, devait être considéré comme un citoyen lambda. La religion est une chose et la gouvernance en est une autre. Une erreur de plus que certains tentent de positiver pour déconnecter et désorienter le peuple sur la situation désastreuse du Centre du pays. Comme Ras Bath, IBK vient confirmer un autre personnage dans sa mission et le rendre plus dominant et puissant que lui-même. Tôt ou tard, il aura le revers de la médaille. Cette erreur d’appréciation, IBK le paiera plus tard de façon inattendue car se déplacer à Nioro du Sahel et aller se rabaisser devant un guide religieux est un acte sélectif qui démontre un véritable jeu instauré par le pouvoir pour s’appuyer sur des clivages religieux.
Bani de Banconi, actuellement président du haut conseil islamique, qui se veut incontournable sur la scène politico-religieux, certainement voit cet acte d’un mauvais œil. IBK n’a jamais été chez lui de façon officielle et dans un esprit de réconciliation et de paix.
Malgré ce déplacement en grande pompe, à l’analyse, IBK et Bouyé n’ont pas la même lecture de l’évènement. « L’un pour rester au pouvoir est prêt à tout parce qu’il regarde son peuple de haut et l’autre pour garder ses avantages (exonérations, mainmise et autres) avec le pouvoir se moque complètement de son chapelet… », Écrit un jeune imprégné dans la politique et les affaires courantes de la vie politique au Mali.
Cette comédie digne d’un film de gag n’aura aucun impact sur la paix au Mali car les deux personnalités ne jouent que pour leurs intérêts et non l’intérêt général du peuple.
Certes, chacun est prophète chez soi mais IBK est prophète au Mali et non d’une localité. En tant que président de la république, il devait dans cette mouvance de réconciliation avec le chérif de Nioro, l’inviter au palais présidentiel comme les représentants de la plateforme AN TE A BANA ou ceux des groupes armés du Nord ou encore les familles fondatrices de Bamako et autres hautes personnalités. Non seulement il est parti chez le chérif de Nioro, mais il a aussi donné l’impression de posséder ainsi un billet d’entré direct au paradis. C’est là que la distinction doit être de mise entre la gestion du pouvoir et les pratiques religieuses. Cette distinction doit aussi faire appel à un certain nombre de théories. Ainsi même si la théorie de Machiavel n’est plus d’actualité, il faut voir ses aspects positifs et ses avantages pour exercer le pouvoir démocratique et établir un équilibre entre les enfants du pays afin d’éviter des situations conflictuelles latentes ou actives.
Le président se fait ridiculiser
Le président de la République, malgré ses insuffisances, mérite respects et considérations. Nul n’est égal a lui du point de vue « importance et incontournabilité » dans la gestion et l’orientation de la politique de la nation. Les autres, Bouyé et consorts, quel que soit leur poids ne doivent pas directement intervenir ou faire des chantages en s’appuyant sur la religion, ou quoi que ce soit. Ils ne doivent pas aussi se permettre certaines pratiques dégradantes du premier citoyen de la nation malienne au risque d’être perçu comme des apatrides qui ne voient que leurs intérêts.
En effet, selon des témoins, IBK a fait plus d’une heure de temps en train de pleurer à grosses larmes « tel un enfant »et demander pardon au chérif de Nioro. Il se lamentait tel « un pécheur dont ses fautes ne peuvent être pardonnées » par son maitre. Un geste ridicule et honteux pour certains maliens qui estiment qu’IBK doit être au dessus de tout le monde. Pis, IBK, président de la république de dix-huit millions de maliens s’est roulé comme un ballon à même le sol et venir tendre sa tête à Bouyé. Que reste-t-il encore ?
La Rédaction

Source: lepointdumali

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