Histoire… … d’un voleur coriace

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La Tabaski s’approche à grands pas. Et, le vieux Alassane, domicilié à Baco-djicoroni, a déjà pris ses précautions car le prix du mouton s’élève de jour en jour. Parallèlement, les voleurs, eux aussi, sont tous les jours aux aguets.

C’est pourquoi, le vieux Alassane a attaché les deux béliers achetés depuis deux mois, juste derrière la fenêtre de sa chambre à coucher. Et, de jour, mais surtout la nuit, il jette discrètement des coups d’œil sur les animaux pour s’assurer qu’ils n’ont pas été enlevés. Ces mesures, le jeune Amadou les ignorait. C’est pourquoi, il a décidé dans la nuit du 17 septembre dernier, de faire du vieux Alassane sa victime en lui volant ses animaux.

 

Hélas ! S’il savait ! En effet, vers deux heures du matin, ce jour, le jeune voleur, n’eut aucun mal à pénétrer dans la concession du vieux Alassane à présent, il s’agit de détacher les deux moutons. Le vieil homme, qui a suivi Amadou depuis ses premières actions, sortit de sa chambre sur la pointe des pieds, armé d’un gros bâton. Le voleur avait semble-t-il, du mal à détacher la corde et sortit de sa poche un couteau pour la couper.  C’est en ce moment que le vieux Alassane lui asséna un violent coup à la hanche, puis un autre et encore un autre. Le vieil homme, croyant que le jeune voleur était mort, alla alerter les voisins. Tout le monde était sur les lieux, mais le voleur, malgré les coups foudroyants reçus, s’était éclipsé. Alassane n’en revient pas et depuis il ne cesse de raconter son histoire au premier passant en concluant : “ Et pourtant, je lui avais cassé les reins ”.

 

Boubacar Sankaré

Source: Le 26 Mars

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