Grande-Bretagne : Oxfam, une organisation humanitaire face à un scandale sexuel

Ces dernières années  méritent d’être appelées « années de scandale sexuel » en Occident. De l’affaire Weinstein aux États unis à celle de Tariq Ramadan en France, l’affaire s’étend aux travailleurs d’organisations humanitaires comme Oxfam en Grande-Bretagne. 

Certains travailleurs de Oxfam sont accusés d’utiliser des prostituées mineures en 2011 lors d’une mission de soutien à une catastrophe de tremblement de terre survenu en Haïti. En effet, au cours de cette mission, ces travailleurs auraient engagé des filles mineures dans leur chambre d’hôtel, des chambres payées par l’organisation.

Ce drame se passe dans un pays où la prostitution est condamnée par les lois. C’est la raison pour laquelle lorsque le fait a commencé à se dévoiler, l’ONG s’était lancée dans des enquêtes qui l’ont conduite à l’élaboration d’un rapport adressé à la commission caritative, c’est-à-dire l’organisation chargée  du contrôle des organisations humanitaires. Dans ce rapport, nous pouvions lire que les travailleurs ont eu des « comportements sexuels inappropriés », des « faits d’intimidation », etc. ; mais aucune mention de crime sexuel à l’égard de mineurs, nous confie le quotidien britannique The Times. Suite à ce rapport, il y a eu immédiatement quatre licenciements pour fautes graves et trois démissions parmi lesquelles, le directeur de l’ONG. En conséquence, le gouvernement britannique décide d’arrêter avec tous ses financements dans cette ONG.

Ce scandale, bien vrai qu’ayant eu lieu depuis 2011, divise profondément cette organisation qui n’est pas n’importe laquelle, une organisation humanitaire qui se trouve en pleine violation des droits de l’homme et surtout ceux des enfants. Non seulement la prostitution est interdite en Haïti, mais pire avec des mineures.  Comme ce monde est paradoxal ! Ceux qui sont censés défendre les normes sont ceux qui les violent.  Au lieu de défendre le droit de ces mineures victimes de séisme, désarmées face à la pauvreté, à la famine, on leur propose des services sexuels. Ces genres de scandales sont ce qui est le plus fréquent même au Mali et surtout avec l’avènement des forces de la MINUSMA.

Fousseni TOGOLA

Le Pays

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