Formation professionnelle des jeunes : LE MINISTRE KOITA LANCE LES SESSIONS DE CETTE ANNÉE À TOUKOTO

Une série de formations va concerner 100 jeunes, venus de toutes les régions et du district de Bamako. Durant 45 jours, ils seront initiés à la mécanique auto, l’électricité bâtiment et la coupe couture.

 

Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta a procédé lundi dernier à Toukoto au lancement officiel des sessions de formation dans les Camps de jeunesse au titre de l’année 2019. Financées et organisées par l’Agence malienne pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ), ces sessions se tiendront dans les camps de jeunesse de Toukoto et de Soufouroulaye.
Cette première étape de Tokouto qui consacre le démarrage d’une série de formations va concerner 100 jeunes, venus de toutes les régions et du district de Bamako. D’une durée de 45 jours, ces cessions porteront sur trois corps de métier notamment la mécanique auto, l’électricité bâtiment et la coupe couture et ainsi qu’un volet entrepreneurial. Ce volet permettra aux jeunes d’appréhender des notions élémentaires essentielles à la gouvernance de projets afin d’éveiller en eux la culture d’entreprise dans la perspective du relèvement de leur niveau de vie économique et de leur autonomisation sociale. Accompagné des membres de son cabinet et des chefs des services rattachés à son département, le ministre Amadou Koïta et sa délégation ont été accueillis par les autorités administratives et politiques, les élus locaux et les populations de la ville de Toukoto. Dans son discours de bienvenue, le maire de Toukoto, Mme Fatoumata Diallo, a d’abord demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque d’Ogossagou.
S’exprimant à son tour, le porte-parole des apprenants, Mahamane Kalane a assuré le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne de leur détermination, leur dévouement et du respect de la devise du Mali.
Pour sa part, le président du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ), Souleymane Satigui Sidibé a souligné que c’est fort de la logique qu’un pays bâtit son avenir en faisant du temps de la jeunesse celui de l’émergence de la citoyenneté. Et le président du CNJ de rappeler que le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta a voulu bien placer son présent mandat sous le signe de la jeunesse. « Pour cette marque de considération, nous l’assurons de notre accompagnement indéfectible pour mener à bon port les immenses chantiers qu’il a ouverts au nom du Mali », a déclaré M. Sidibé. Selon le patron du CNJ, à travers cette formation, les jeunes auront plus d’expérience, seront dotés de l’esprit d’entreprise et apprendront à être de bons citoyens, des patriotes résolus pour leur nation.
Dans son intervention, le ministre Koïta a estimé qu’au-delà de la formation technique, ce regroupement permettra de raffermir les liens d’amitié entre les jeunes des différentes contrées du pays, de renforcer la cohésion sociale par le brassage et contribuer ainsi à la consolidation de la paix en cours et au renforcement de l’unité nationale. Selon lui, il s’agit de développer chez ces jeunes apprenants, des mesures préventives en les fixant dans leurs terroirs à l’abri d’éventuelles aventures et de déviances aux conséquences fâcheuses.
« Au moment où l’emploi de façon générale se fait de plus en plus rare et où le marché de travail devient de plus en plus exigeant, donnant moins de chance aux jeunes sans qualification professionnelle, en situation de vulnérabilité aggravée, la formation par apprentissage à nos yeux, apparaît comme la solution idoine à leur emploi et à leur insertion socio-économique», a argumenté Amadou Koïta. Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a rappelé que la démarche de son département cadre parfaitement avec la vision du président de la République dans son projet de société : « Notre Grand Mali Avance ». Il a lancé un vibrant appel aux formateurs, affirmant qu’ils ont la lourde et délicatesse mission de faire de ces jeunes apprenants, de potentiels ouvriers et contremaîtres en quelques semaines. Aux apprenants, le ministre Koïta dira que cette formation théorique et pratique, constitue un tremplin pour le démarrage et la gestion de leurs futures entreprises. Il a affirmé qu’un kit d’équipements sera remis à chaque apprenant à la fin de la formation pour leur permettre de démarrer leurs activités. « La réussite des différentes sessions de formation que nous organisons ici à Toukoto témoigne de l’intérêt et de la volonté qu’affichent les autorités administratives, politiques, les élus et les populations, à se soucier du devenir de notre jeunesse en prenant activement part aux efforts de formation », a conclu Amadou Koïta. Il est à noter que pour l’organisation d’un festival sur le Bakoye à Toukoto, après sollicitation de Mme le maire, le ministre Koïta a apporté un appui d’un million de Fcfa. Enfin, la délégation ministérielle s’est rendue chez les autorités traditionnelles et coutumières pour transmettre les salutations du président de la République. En retour, les chefs traditionnels ont fait des bénédictions pour notre pays.

Envoyé spécial Harouna  YOUSSOUF

L’Essor

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