Fonction publique sans magouille

Le ministre du Travail, Bocar Moussa Diarra, face à la presse, diffuse avec fierté les résultats du concours d’entrée à la Fonction publique. Sur 1 132 postes à pourvoir, cette année, 1 034 candidats imbus d’une probité morale et intellectuelle sans faille, que leur inculqua leurs maîtres d’école et d’université, disent les langues les plus pendue, décrochent à juste titre le statut enviable de fonctionnaire sans bourse délier. C’est nouveau au Mali, voire inédit au pays de Moussa Traoré, le plus grand destructeur de bons enseignants. C’est vrai qu’avec Bocar Moussa Diarra, contrairement au président sanguinaire Moussa Traoré, la magouille fout le camp.

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Pour la première, dans son pays, ce concours-ci, selon toute vraisemblance, met en évidence, jusqu’à la preuve du contraire, l’excellence dans la transparence, bien sûr, pour l’équité et l’égalité tout détenteur de diplôme authentique qui cherche à servir une Fonction publique en quête de sang neuf, de jeunes valides, vigoureux et rigoureux pour chasser définitivement la magouille.

 

Fatoumata Nafo la maladresse d’IBK

Après son infortune béninoise, lors de la bataille pour la présidence de l’Oms Afrique, l’ancienne ministre de la Santé, Fatoumata Nafo, se débat comme elle peut pour en expliquer les raisons. Il s’agit d’un échec politique a-t-elle publiquement reconnu, expliquant par ailleurs, que sa candidature était sans pareille du point de vue technique. S’en prendre à une défaillance politique de l’aventure revient à reconnaître un échec personnel d’IBK qui était engagé aux côtés de la candidate malienne tel qu’un chef d’Etat ne l’a jamais été dans une course diplomatique. Peu d’observateurs avertis étaient intrigués par la façon dont IBK a pris à bras-le-corps la candidature malienne à Washington où, il avait même réveillé ses réflexes d’ancien directeur de campagne. Il se dit même que l’hypothétique candidature du Mali à la Francophonie avait été abandonnée pour Fatoumata Nafo pour le résultat qu’on sait.

L’opposition fissurée  à Mopti

La locomotive principale de l’opposition, l’Urd, profite peu des errements du pouvoir pour se consolider. Dans la perspective de son futur congrès, qui va certainement consacrer pour la première l’avènement de Soumaïla Cissé à la présidence, une bataille larvée est en train d’avoir lieu dans certains endroits pourtant considérés comme des bastions ou presque du parti de la poignée de mains. C’est le cas de Mopti où, le renouvellement de la section a révélé l’existence de tranchées respectivement entretenues par le secrétaire général sortant et son adjoint. Il nous revient que la conférence de renouvellement de la section a été convoquée par la première tendance à l’insu de la seconde consacrant de fait une division dans les rangs de l’Urd à Mopti. Au grand bonheur de son principal  adversaire historique, en occurrence l’Apr de l’ancien Oumar Touré.

 

 

Le come-back  de Malick

Les jours de Mohamed Ali Bathily seraient-ils comptés au département de la Justice. De source digne de foi, en tout cas, le chef de l’Etat, IBK en personne, a déjà engagé la procédure de remplacement par la recherche d’une nouvelle tête pour la justice. Ce ne sont pas les motifs qui manquent en soutien à la démarche. Car, l’actuel Garde des Sceaux s’illustre depuis un certain temps par des attitudes de plus en plus gênantes pour le pouvoir. Et, de même source, le départ très imminent de Bathily va consacrer le retour de Malick Coulibaly dans un département où il n’avait autant déçu pendant son bref son passage. Sauf que  tous les deux ont en commun une proximité avec les putschistes.

 

Primature contre Trésor public

La cagnotte nationale est devenue un principal enjeu politique avec l’avènement de Moussa Mara à la tête du gouvernement. On savait depuis un certain temps que l’administration malienne étouffe par les méthodes policières d’une Primature fouineuse et très expansionniste, mais peu d’observateurs se doutaient de son audace de pousser la dérive jusqu’à vouloir contrôler le trésor public. Il nous revient en effet que la Primature a demandé d’être connectée au logiciel des services de la boîte à sous. De même source, la sollicitation a été vigoureusement rejetée par le ministère des Finances qui a eu recours à son tour à l’arbitrage du chef de l’Etat. Il n’a tout naturellement pas vu la moindre justification à cette demande si inédite, si atypique.

 

L’AN exposée à Ebola

Par ces temps de lavage des mains et d’observation tous azimuts des règles d’hygiène au Mali, l’Assemblée nationale brille par sa singularité d’être la seule institution de la République où aucune mesure n’est prise pour éviter la propagation du virus. Les députés sont certes personnellement équipés d’un impressionnant dispositif de désinfectant, mais aucune mesure n’est prise en direction des nombreux visiteurs qui assaillent l’institution. Pis, c’est le moment où le virus bat son plein et cause des dégâts que la Somagep a choisi pour priver l’Assemblée nationale d’eau.

Attaque terroriste à Aguelhok

Un camion transportant environ soixante passagers civils en route vers l’Algérie a sauté sur un engin explosif dans la matinée du samedi 8 novembre. L’explosion a eu lieu à 28 km au nord d’Aguelhok dans la région de Kidal. De nombreux passagers ont rendu leur âme à Dieu. Deux d’entre eux ont été admis à l’hôpital d’Aguelhok. Tout en souhaitant un bon rétablissement aux blessés, la Minusma condamne avec fermeté cet acte ignoble qui a ciblé des civils sans défense.

 

Emploi jeune

Le centre Awa Keita a abrité Jeudi, le 13 Novembre 214, l’atelier de restitution du rapport sur l’étude d’impact du Programme emploi jeune sur la réduction de la pauvreté au Mali : Quelle incidence sur le genre ? C’était en présence des représentants du gouverneur du District de Bamako et de l’Ambassadeur du Royaume du Danemark au Mali. Organisé par l’Alliance contre la pauvreté au Mali  (AP-Mali), l’atelier vise à renforcer la bonne gouvernance à traves le culte de la bonne gestion des ressources publiques par la mobilisation et la participation des femmes. Il s’inscrit donc dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au suivi citoyen de réduction de la pauvreté au Mali, qui bénéficie d’ailleurs du financement du Royaume du Danemark.

 

Emploi jeune (Bis)

Selon le représentant du gouverneur du district de Bamako, ce «rapport en aval de l’atelier incitera le gouvernement du Mali à mieux considérer l’impact du programme emploi jeune, surtout pour satisfaire les besoins de cette frange de la population».

 

Emploi jeune (Ter)

Au sortir de cet atelier pas comme les autres, les résultats escomptés s’axent sur la mise en œuvre du Pej en terme de création d’emploi jeune et de réduction de la pauvreté dans dix communes rurales (Meguetan, Kondi) et sept communes urbaines (Kati, Goundam et les six communes du district de Bamako). Il s’y ajoute l’état de la gouvernance dans le secteur de l’emploi jeune, les impacts du Pej sur l’accès à l’emploi pour les filles et du Pej sur l’emploi et la formation professionnelle des jeunes pour la réduction des inégalités. Le secrétaire général à la communication de l’AP-Mali, Mme Fanta Coulibaly  espère «que nous aurons un document qui sera un outil de plaidoyer pour la Société civile».« `

SOURCE: Le Témoin  du   17 nov 2014.
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