FLAMBEE DU LOYER : Le cri de cœur des locataires

Les Bamakois font face, depuis un certain temps, à une flambée du prix du loyer.  A chaque augmentation de salaire, les locateurs aussi augmentent dans l’indifférence de l’Etat.

 

 Aujourd’hui, Bamako, la capitale, est en pleine expansion démographique. Et cela n’est pas sans conséquence. Se loger de nos jours à Bamako et dans certaines capitales régionales relève d’un sacré parcours du combattant. Les loyers varient en fonction des quartiers. Aujourd’hui, les chambres uniques sont louées entre 15 000 et 25 000 mille FCFA. Les appartements coûtent entre 40 et 75 mille FCFA.

De la rive-gauche à la rive droite, ce sont des jeunes qui viennent se lancer dans la vie active qui souffrent le plus des conditions difficiles d’accès au logement.

Le loyer y est excessivement élevé et les propriétaires des maisons exigent, en plus, deux à trois mois de loyer d’avance. Les promoteurs immobiliers, de leur côté, expliquent cette flambée du prix de la location au Mali et principalement à Bamako par le fait que les coûts de construction et des parcelles ont connu une hausse vertigineuse.

Le loyer n’est vraiment pas soutenable pour bon nombre de citoyens maliens. Avec la pandémie de Covid-19 sous nos tropiques, des locataires affirment que des mesures doivent être prises par les autorités afin de réguler le secteur en proie à des propriétaires immobiliers qui dictent leurs lois, un cercle vicieux.

C’est le cas de M. Coulibaly, employé d’une entreprise qui évolue dans le secteur du BTP.

Cet homme s’est lancé à la recherche d’un appartement moderne depuis 6 mois. Il fait face à la spéculation des agences immobilières. Avec un salaire mensuel de 80 000 FCFA, il peine à loger décemment sa famille.

« Les agents immobiliers m’ont proposé des appartements à 40 000 FCFA et 50 000 FCFA dans un quartier en Commune VI. Et un appartement de deux chambres à 70 mille FCFA. D’abord, ils sont chers pour mon revenu. Je ne peux pas loger ma famille de quatre personnes dont deux enfants de sexes différents dans une seule chambre…», affirme le jeune homme de 35 ans, M. Coulibaly, qui vit avec ses parents, ses frères et sœurs. Faute d’un loyer en plein centre de la ville, il envisage de chercher un logement en zone périphérique. Ce qu’il oublie, les prix sont presque identiques.

Lire la suite sur L’Indicateur du Renouveau

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *