Fête du 8 mars : QU’EN PENSENT LES ANCIENNES SPORTIVES

Union femmes reporters sportives Afrique ufresa

 

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, L’Essor est allé à la rencontre de quatre anciennes sportives : Mme Djénébou Sanogo “Nabou”, Mme Sangaré Aminata Keïta, Mme Traoré Fatou Camara, Mme Dicko Assa Soumaré

Le 8 mars, c’est la journée international des femmes. A cette occasion, la Rédaction de l’Essor a rencontré quatre annciennes sportives du Mali qui sont revenues sur leur carrière sportive et ont bien voulu nous dire ce qu’elles pensent de cette journée particulière pour les femmes du monde. La journée internationale des femmes est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen, américain et africain. Elle est fêtée dans des nombreux pays par les femmes. Pour Djénébou Sanogo, le 8 mars doit être une journée de réflexion pour les femmes. «L’instauration de la journée internationale des femmes est une bonne chose que je salue. Mais pour moi les femmes ne doivent pas se contenter de fêter cette journée, elles doivent en profiter pour faire quelque chose quel que soit leur statut, dira sans détours l’ancienne internationale de basket-ball. L’Assemblée nationale vient de voter une loi sur le quota des femmes, cela donne encore plus de responsabilité aux femmes et nous devons savoir que l’homme ne peut pas tout faire dans la gestion de la famille. Personnellement, je souhaite plus d’attention des décideurs à l’endroit des femmes rurales, quelle que soit la situation, la femme rurale doit avoir un champ à cultiver», plaidera Djénébou Sanogo. L’actuelle directrice du Carrefour des jeunes est née le 28 décembre 1964 à Sikasso. Elle est diplômée de l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et détentrice d’un D.E.A obtenu à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (Sénégal). Sur le plan sportif, elle a porté les maillots du Djoliba et de la sélection nationale pendant plusieurs années, avant de prendre sa retraite et de devenir membre du comité directeur des Rouges. Connue pour son franc parler et son courage, Djénébou Sanogo a reçu en février 2011, la Médaille du mérite National avec Effigie Abeille. Sangaré Aminata Keïta est de 7 ans l’aînée de Djénébou Sanogo. Née le 20 juin 1957 à Bamako, elle a fait sa carrière en athlétisme et collectionné les trophées entre 1976 et 1983. Sangaré Aminata Keïta a notamment été championne et recordwomen du Mali aux 100, et 200m, au relai 4x100m et au lancer de javelot. Après sa retraite, elle intégrera le bureau de la Fédération malienne d’athlétisme (FMA) et celui du Comité national olympique et sportif (CNOS), avant d’être propulsée à la tête de l’instance dirigeante de l’athlétisme national en 2013. Celle qui occupe aujourd’hui le poste de directrice du stade Ouezzin Coulibaly (Sangaré Aminata Keïta a également été directrice du Lycée sportif Ben Oumar Sy) souligne également l’importance de la journée international du 8 mars. “Pour moi, la journée du 8 mars est une journée de reflexion pour les femmes. J’invite mes soeurs à reflechir sur cette journée speciale, que toutes les femmes du monde profitent de cette journée pour réflechir à leur avenir, j’allais dire l’avenir du monde tout court. On doit profiter de cette journée spéciale pour jeter un regard retrospectif sur notre situation à travers le monde, dira Sangaré Aminata Keïta. La journée du 8 mars ne doit pas être seulement une journée festives, on doit en profiter pour faire des sessions de formation pour les femmes», conclura la nouvelle directrice du stade Ouezzin qui a occupé plusieurs postes de responsabilité au Mali. Sangaré Aminata Keïta a notamment été chargée des sports scolaires et universitaires, chef de section documentation et information à la direction nationale des sports et de l’éducation physique, directrice-adjointe et chargée de cours à l’Institut national des sports et chargée de l’audit au niveau de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA). La presidente de la commission foot féminin de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) souligne également l’importance du 8 mars pour les femmes du monde. Pour Traoré Fatou Camara, «le 8 mars est une journée qui offre l’occasion aux femmes du monde de rappeler leurs droits et de montrer que la femme occupe une place importante dans la société et qu’elle est partie intégrante du développement d’un pays». Ancienne internationale de football (Traoré Fatou Camara a porté le maillot des Aigles Dames pendant 7 ans avant de prendre sa retraite en 2004), Mme Traoré, comme on l’appelle occupe aujourd’hui le poste d’assistante financière des projets de coopération technique et gestionnaire du compte du BIT-Mali (le Bureau international du travail). Née en 1968 à Bamako, Mme Dicko Assa Soumaré est la première femme reporter sportive du Mali. Pour notre consoeur, la journée internationale des femmes a permis aux femmes du monde de faire entendre leur voix. «L’union fait la force, dit-elle, chaque celebration du 8 mars doit nous permettre de renforcer nos liens et de jeter un regard sur le parcours de la femme. C’est très important pour nous de célébrer cette journée. Au Mali en tout cas, nous célébrons le 8 mars avec une grande joie et nous sommes heureuses de constater que chaque année l’événément prend une nouvelle dimension”, insiste, Mme Dicko qui est membre fondatrice et ancienne présidente de l’Union des femmes reporters sportives de l’Afrique, antenne du Mali (UFRESA-Mali). Ancienne joueuse du Djoliba, membre de la commission communication de la Fédération malienne de basket (FMBB) et de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), correspondante de FIBA-Afrique, Mme Dicko Assa Soumaré est commissaire CAF depuis janvier denier. Djènèba BAGAYOKO

 

Source : Essor

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