Familles endeuillées : Le CNJ-Mali indigné par les événements de Gao

Contrairement à une certaine calomnie distillée dans les réseaux sociaux pour des desseins parfois malintentionnés, le comité exécutif du Conseil national de la jeunesse du Mali, en sa qualité de structure faîtière de toutes les associations et organisations de jeunesse en République du Mali et fort d’une meilleure implantation sur toute l’étendue du territoire national a,  depuis l’annonce des incidents  malheureux survenus entre les manifestants et les troupes de la Minusma à Gao le mardi 27 janvier, avec son corolaire de morts et de blessés, convoqué une réunion extraordinaire à son siège  présidée par son 2e vice-président, Oumar Hassèye Touré. Une réunion de crise assortie d’une déclaration (l’une des toutes premières) lue au journal télévisé d’après-match de l’ORTM, le même jour.

 oumar hasseye toure vice president cnj maliEn effet, le CNJ-Mali a condamné avec la dernière énergie les violences meurtrières qui ont endeuillé tout le pays. En plus de s’être incliné devant la mémoire de toutes les victimes et souhaité prompt rétablissement aux blessés, le comité exécutif du Conseil national de la jeunesse du Mali a appelé les jeunes au calme et à la retenue.

Il a aussi été l’une des premières structures à avoir demandé à la Minusma de surseoir à l’application du document, objet de désaccord, avant de demander aux autorités compétentes de faire toute la lumière sur ces crimes perpétrés sur des jeunes afin que justice soit faite.

Fidèle à son serment de ne défendre et de ne préserver que l’intérêt suprême de la jeunesse malienne, le CNJ-Mali a fait partie de la première délégation qui a quitté Bamako pour Gao, en vue de témoigner toute sa compassion aux familles et camarades des victimes. Il était représenté par son 2e vice-président, Oumar Hassèye Touré, le président Mohamed Salia Touré étant dans la délégation de la société civile en Europe pour faire porter, une fois encore au nom de la jeunesse, la voix du Mali dans sa quête inlassable de paix et de sécurité au nord.

A Gao, après une brève rencontre avec les autorités politiques et administratives au gouvernorat, la délégation a mis le cap sur l’hôpital où la troisième personnalité du CNJ-Mali a pu se rendre au chevet de la dizaine de blessés. Il a aussi fait un tour à la morgue où il a constaté de visu les atrocités dont ont été victimes nos quatre camarades qui ont payé de leur vie, la préservation de l’intégrité territoriale du Mali.

Oumar Touré a aussi pris part aux entrevues avec la Minusma et la société civile avant de prendre langue avec les jeunes du Conseil régional de Gao, avec à leur tête, Bohinata Aboubacrine, président du CRJ. C’était au siège des jeunes patriotes.

Oumar Hassèye Touré, dans son speech, après avoir réitéré l’indignation du CNJ-Mali, a rassuré ses camarades du soutien indéfectible de leur faîtière qui, du reste, est farouchement attachée à l’intégrité territoriale et au respect scrupuleux de l’intégrité physique des jeunes du Mali, advienne que pourra. Au nom du CE/CNJ-Mali et de celui de son président, il leur a remis une enveloppe symbolique pour parer à certaines contraintes financières qui se posent à eux.

Bref, depuis les événements ignobles de Gao, le CE/CNJ-Mali est en contact permanent avec la jeunesse de la 7e région dont l’engagement patriotique n’est plus à démontrer.

Toutefois, le Conseil national de la jeunesse du Mali déplore que des personnes désobligeantes veuillent mettre à contribution ces moments de recueillement et de mansuétude pour en découdre avec le comité exécutif qui n’a pourtant jamais été prié pour faire sien, tout ce qui se rapporte à la paix, au soutien indéfectible de la jeunesse et au développement du Mali tout court.

Le CE/CNJ-Mali invite l’ensemble de la jeunesse à ne jamais perdre de vue ses véritables adversaires. Ils sont aujourd’hui et surtout ceux-là mêmes qui se plaisent, de façon peu orthodoxe, à saper la dynamique de paix enclenchée par les plus hautes autorités du pays par le biais des pourparlers d’Alger.

Unis, nous bâtissons !

Vivent les bâtisseurs !

Abdoul Karim Maïga, CNJ-Mali

source : L’Indicateur du Renouveau

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.