Vienne: il tue sa compagne, sa fillette de 3 ans donne l’alerte

Faits divers

Un homme de 27 ans a été écroué mercredi après avoir tué d’une trentaine de coups de couteau sa compagne lundi Avanton (Vienne), un drame signalé par l’une des deux fillettes du couple, âgée de trois ans, qui a donné l’alerte après avoir vu le corps ensanglanté de sa mère.

L’homme, qui a d’abord nié les faits lors de sa garde à vue, avant de finalement passer aux aveux, a été mis en examen pour homicide volontaire par concubin et écroué, a indiqué lors d’un point-presse le Procureur de la République de Poitiers, Nicolas Jacquet.

Le drame s’est produit lundi, vers 19H30, au domicile du couple. Une dispute a éclaté dans la cuisine alors que leurs deux enfants, deux filles de deux et trois ans et demi, étaient au lit.

La discussion, qui tournait autour d’une possible relation extra-conjugale du compagnon, s’est rapidement envenimée: l’homme a d’abord donné un coup de poing à sa femme, avant de saisir un couteau de cuisine avec lequel il lui a porté une trentaine de coups, a rapporté le Procureur, en évoquant un véritable “déchaînement de violence”.

L’homme est ensuite sorti du domicile pour dissimuler le couteau et ses vêtements souillés de sang.

Entretemps, son aînée, qui s’était levée et avait découvert le corps ensanglanté de sa mère, était sortie pour donner l’alerte. La fillette, marchant vers son école en culotte et en chaussures, a alors été aperçue par une voisine à qui elle a indiqué que sa mère “dormait”, qu’elle n’était “pas bien du tout” et qu’elle avait “du sang partout”. La voisine a immédiatement prévenu les secours.

La fillette “a vu avec certitude sa maman décédée (…) Pour le reste, c’est difficile de dire si oui ou non elle a assisté à l’ensemble” du drame, a expliqué le magistrat.

Le couple était “en difficulté”, a indiqué Nicolas Jacquet, expliquant que la jeune femme avait quitté le domicile conjugal il y a quelques mois avant de revenir. La gendarmerie était intervenue il y a quelques temps pour une altercation, mais sans violence physique avérée, a-t-il ajouté.

“Il n’y a pas eu véritablement de clignotant qui pouvait nous laisser penser qu’on pouvait arriver à ce drame”, a encore dit le Procureur.

 

© 2014 AFP

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