Une affaire de viols via Facebook vire au scandale en Nouvelle-Zélande

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Scandale en Nouvelle-Zélande : en début de semaine, on a appris que la police enquêtait sur un groupe d’adolescents, qui depuis des années, faisaient boire de jeunes mineures, les violaient et postaient les vidéos sur Internet. Ce jeudi 7 novembre, on apprend que la police avait enregistré des plaintes de victimes il y a des années, mais n’avait rien fait. Le gouvernement a ordonné une enquête.

Lorsque la presse locale a découvert cette semaine la page Facebook des violeurs présumés et qu’elle a sorti l’affaire, la police a expliqué qu’elle était parfaitement au courant de leur existence, mais qu’elle n’avait pu engager de poursuites parce que les victimes avaient refusé de porter plainte.

Seulement voilà, il s’avère qu’en deux ans, au moins quatre victimes sont allées voir la police. En 2011, l’une d’entre elles alors âgée d’à peine 13 ans avait témoigné au commissariat. Un témoignage qui n’avait pas été enregistré. « Ils disaient que je n’avais pas suffisamment de preuves, a-t-elle expliqué hier à la presse, parce que j’étais sortie avec des vêtements qui en gros appelaient au viol. »

« Un problème de communication »

C’est à ce moment-là que le chef de la police locale a estimé qu’il y avait eu « un problème de communication », et qu’il a présenté ses excuses à la jeune fille, précisant que deux suspects avaient déjà été entendus en début de semaine et que la police espérait pouvoir rencontrer à nouveau les victimes, pour voir s’il était possible d’engager des poursuites.

Bill Searle a aussi affirmé que les enquêteurs savaient depuis longtemps qu’effectivement, un des violeurs présumés était le fils d’un officier de police, mais que cela n’avait eu aucun effet sur la manière dont le dossier avait été traité. Le Premier ministre néo-zélandais John Key a dit sa déception ce jeudi devant le Parlement. La ministre de la Police a ordonné l’ouverture d’une enquête interne.

 

Source : RFI

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