Tension à Nioro du Sahel : après l’évasion de leur prison de 4 voleurs, la population marche sur le cercle et le commissariat, réclamant le départ du commissaire

Avec le renforcement de la sécurité dans le district de Bamako, mais aussi l’entrée en vigueur de l’opération « Zon Kuntji », c’est-à-dire écraser la tête du voleur, beaucoup d’incorrigibles se sont déportés sur les villes de l’intérieur. Ainsi depuis deux mois, c’est la psychose dans la ville sainte de Nioro du Sahel.

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Vol de motos, de téléphones, cambriolages de commerces, de domiciles, tout y passe. Selon des sources, ce sont des voleurs qui quittent Bamako pour opérer ici. Les motos volées sont mises en pièces détachées et revendues sur le marché noir du district. Les Niorois étaient donc exaspérés.

C’est dans cette atmosphère que quatre voleurs seront interpellés le vendredi 14 février dernier en possession de leur butin. Il s’agit de trois motos Djakarta, d’une Sanily et d’une somme de 250.000 F CFA. Ils essayaient de contourner le poste de police. Leur cinquième, le seul natif de la ville, a réussi à prendre ses jambes au cou car, il connaît le terrain. L’interpellation des voleurs a provoqué des scènes de liesse populaire. Mais la joie sera de courte durée.

Le lendemain nuit, alors que sept agents étaient de garde, les voleurs ont défoncé la porte de leur cellule pour prendre la clé des champs. Cette cavale des voleurs a provoqué la colère de la population à la mesure de la joie suscitée par leur interpellation.

Le lundi 17 février, des milliers de Niorois, en majorité des jeunes ont battu le pavé, traversant la ville pour marcher pacifiquement sur le cercle. Les manifestants scandaient des slogans hostiles au Commissaire divisionnaire de police de la ville, Modibo Diarra et de toute son équipe.

Du cercle, ils se sont rués sur le commissariat, l’assiégeant dans la même discipline pendant une trentaine de minutes et réclamant toujours le départ pur et simple du patron du service. Fort heureusement, l’interpellation par la gendarmerie de Diema, quelques heures plus tard à Bougoudié, une localité située à une vingtaine de kilomètres de là, de deux suspects à bord d’un véhicule de transport en commun, Amadou Sanogo et Sekou Dembélé puis d’Abdoulaye Cissé et de Fambougoury Kamissoko, rattrapés par des cavaliers qui ont prêté main forte aux gendarmes,  a fait baisser la tension.

Les quatre sont remis à des policiers venus de Nioro. Ils ont passé la nuit au camp militaire El Hadj Oumar Tall avant d’être déférés devant le juge le vendredi 21 février 2014.

source : autre presse

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