Scandale : des caresses sur sa fille de 13 ans parce qu’il a un coup de cafard

Un habitant de Coquelles, dépressif, sollicite les câlins innocents de sa fille aînée, pour le réconforter, alors qu’il est en pleurs, empreint d’idées noires. Puis il dérape…

Faits divers

C’est dans la nuit du 11 au 12 janvier 2014, à Coquelles, qu’une jeune fille de 13 ans et demi subit les agissements déplacés de son père légitime.

Le père reçoit ses enfants, qui sont arrivés chez lui le vendredi soir, en train, ce week-end-là. Tour va bien, jusqu’à la nuit du samedi au dimanche, où le père, très dépressif, sollicite les câlins innocents de sa fille aînée, pour le réconforter, alors qu’il est en pleurs, empreint d’idées noires. L’homme a multiplié les tentatives de suicide, par deux fois en décembre 2013. Il est psychologiquement très fragile. L’enfant s’allonge à ses côtés. Elle tente de consoler son père. L’enfant se lève finalement, pour s’administrer un bain de bouche, souffrant de maux de dents. Elle revient vers son père, qui lui caresse alors la poitrine à même la peau, le pubis, tandis que son entrejambe et son sexe sont touchés au-dessus des vêtements,“alors que papa faisait bouger sa main”, dira la jeune enfant.

La victime rejoint sa jeune soeur tandis que son père quitte l’appartement et la suppliera dès le lendemain de ne rien révéler de ces événements à quiconque, “car hier, j’ai perdu l’esprit”.

Toutefois, en pleine nuit, en plein désarroi, tétanisée, restée sans voix, la victime ( qui bénéficie d’une ITT de 15 jours) envoie un texto à sa meilleure amie. Elle la supplie de prévenir sa propre mère, n’ayant pas le courage de le faire elle -même. Elle rentrera chez elle comme prévu, à la fin du week-end, de façon à ne pas éveiller les soupçons de son père.

Entendu, le prévenu dira avoir ingurgité ce soir-là des médicaments avec quatre bouteilles de vin… l’enfant n’a rien vu du tout cela alors qu’elle l’a pourtant vu préparer le repas ! Il n’ a pas non plus bu à table…

Le père est entendu le 21 mai 2014, en audition libre ; les faits sont reconnus : “J’ai eu un coup de cafard ce jour-là. Mais je ne me souviens plus de tout. Je ne comprends pas…”.

Lors de la première audience, le prévenu avait hésité à venir. Cette fois, il est absent du tribunal correctionnel et ne s’est pas rendu au rendez-vous de l’expert.

Me Dehée, pour l’ASEJ, administrateur ad hoc de l’enfant, souligne:

Cette enfant attendait beaucoup de sa venue. Car les faits, il les a minimisés. Il doit se soigner… la justice doit l’y inciter “.

“Des agressions sexuelles commises dans le cadre d’une relation parentale, souligne la vice-procureure. Un homme fragile face une adolescente qui réconforte son père… un père qui a été victime d’agressions sexuelles dans son enfance. Comment croire à cet état second où il ne se serait pas rendu compte de ses agissements ? “. Elle requiert 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve de 2 ans, avec obligation de se soigner.

Le père écope de 8 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve de 2 ans, avec obligation de travailler et de se soigner. Il est inscrit au FIJAIS. La victime, au travers de l’ASEJ, reçoit 800 euros de dommages et intérêts.

B. M-G.

source : nordlittoral

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