Markakoungo : Le directeur de la radio Dakan agressé par des inconnus

Oumar Bah, directeur de la radio Dakan de Markakoungo, a été sauvagement agressé par des individus non identifiés sur la terrasse (toiture) de sa maison. La victime a perdu une oreille et un suspect a été arrêté par les gendarmes.

 studio radio micro

Markakoungo est une localité située à une quarantaine de kilomètre de Bamako sur la route de Ségou. Le directeur de la seule radio rurale, dénommée Dakan, a été victime d’une agression sans précédent dans la nuit de lundi 31 mai dernier. En cette période caniculaire, le directeur dormait sur la terrasse ou dalle (toit) du bâtiment de la radio lorsque des individus armés de machettes se sont introduits dans les locaux de la radio. Bien informés, les assaillants se sont directement dirigés vers l’endroit où il trouvait. Sans demander, un d’eux s’est dirigé vers le directeur en plein sommeil et a lui donné deux coups de machette sur la tête. Pensant que le directeur avait été tué, les assaillants ont pris la fuite. Mais avant leur départ, Oumar a eu la chance d’identifier un  agresseur du nom de Henry Coulibaly. Ce dernier vient d’être arrêté par la gendarmerie de Fana. La vie de Oumar n’est plus en danger, mais néanmoins, il a perdu une oreille et porte des blessures sur son crâne.

Selon le directeur de la radio Dakan, une semaine avant cette agression, les mêmes individus l’avaient appelé avec un numéro inconnu en le menaçant et lui demandant de se taire. Même si les individus n’ont pas précisé l’affaire en question, Bah a noté qu’il s’agit probablement d’une affaire foncière à Markakoungo qui oppose actuellement le maire à ses opposants.

Aux dernières nouvelles, Henry Coulibaly a été mis à la disposition du juge Fofana, qui est chargé de l’enquête.

Du côté de la famille du directeur et bon nombre d’habitants de Markakoungo, c’est l’incompréhension totale. Pour d’autres, c’est purement et simplement un règlement de compte, et non un acte terroriste comme prétendu par certains.

En tout état de cause, les hommes de médias restent vulnérables dans notre pays, car aucune enquête dans le cadre d’agression de journaliste n’a été menée à terme.  Notons que la vie de la victime n’est plus en danger.

Y. Doumbia

 

Source: Le Débat

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